PAROLES CITOYENNES

La fin du glyphosate ?

Créé le : 07/06/2016
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La Commission européenne proposait aujourd’hui aux Etats membres une prolongation de l’autorisation du glyphosate pour une période de 12 à 18 mois. Aucune majorité qualifiée n’a été obtenue. Ce laps de temps supplémentaire devait permettre à l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) de remettre un avis scientifique. La France s’était engagée à voter contre le glyphosate et s’est finalement abstenue. Pour foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer, ce feuilleton à rebondissements doit cesser. La parole à ses trois acteurs qui considèrent que l’autorisation du glyphosate ne doit pas être renouvelée puisqu’il est considéré comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

« Le doute s’est enfin immiscé parmi les Etats membres qui ne sont pas parvenus aujourd’hui à une majorité qualifiée sur la prolongation du glyphosate en Europe, même pour quelques mois. Pour foodwatch, la Ligue contre le cancer et Générations Futures : « C’est un bon signe. Mais contenu des menaces pour la santé,  il ne s’agit plus de tergiverser. Il faut protéger la santé des citoyens et appliquer strictement le principe de précaution inscrit dans nos textes européens et donc ne pas renouveler l’autorisation ». Les trois organisations s’inquiètent de l’abstention de la France alors même que Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, s’était récemment engagée à voter « non ». Sept Etats membres se seraient abstenus aujourd’hui : la France, l’Allemagne, l’Italie, la Grèce, le Luxembourg, l’Autriche et le Portugal. Malte serait le seul pays à s’y être clairement opposé, tandis que tous les autres auraient voté favorablement. Le Commissaire européen, visé par une pétition des trois organisations qui a déjà rassemblé près de 155.000 signatures, devrait communiquer sur les prochaines étapes du processus dès demain. En l’absence de décision claire de la part des Etats membres, c’est vraisemblablement un comité d’appel présidé par la Commission qui tranchera d’ici le 20 juin. Alors que les lobbies de l’industrie chimique se lamentent de la politisation du débat, la Commission joue la montre en se réfugiant derrière un avis de l’ECHA. Pour foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer, l’exécutif européen devrait tirer les conclusions de cette impossibilité de parvenir à une majorité qualifiée. Rappelons que l’autorisation du glyphosate, principale substance active déclarée du Roundup de Monsanto, expire le 30 juin prochain. Le glyphosate est le pesticide le plus vendu au monde. »

 

 « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures »

Le 17 juin prochain, se tiendra la conférence « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures » lors des rencontres Bio en Provence, à Manosque. Cet événement est co-organisé par Provence Durable magazine. Le Dr Denis Lairon, chercheur à l'Inserm, sera également présent pour la Table Ronde : " Que mangent nos enfants ? ". En partenariat avec Aval Bio PACA, association qui fédère les entreprises d’agricultures biologiques, la conférence sera animée par François Veillerette. Il est le porte-parole de l’association Générations Futures et ancien président de Greenpeace France.

 

Plus d’infos :

www.generations-futures.fr/

http://bit.ly/1QJ8ALg

http://bit.ly/1WDPb5u

Greenpeace s’engage contre Petit Navire

Créé le : 26/05/2016

Depuis un mois, Greenpeace mène campagne contre les méthodes non sélectives de pêche au thon, dans l’océan Indien. Le 23 mai 2016, 25 activistes de l’ONG bloquent l’usine Petit Navire à Douarnenez, dans le Finistère. En mer, sur terre, le numéro un français du thon en boîte ne doit connaître aucun répit. Dans plusieurs pays (France, Grande-Bretagne, Italie, États-Unis, Thaïlande...), les militants de Greenpeace se mobilisent contre ses méthodes dévastatrices.
 

Douarnenez, le 23 mai 2016. Depuis 6h50, 25 activistes de Greenpeace bloquent  l’usine Petit Navire pour dénoncer ses méthodes de pêche. Des militants juchés à une dizaine de mètre de hauteur ont entrepris de repeindre la façade de l’usine tandis qu’une dizaine de personnes, enchainées à des boites de thon géantes bloquent l’accès aux camions de livraison.

Petit Navire grand carnage

Greenpeace demande à Petit Navire et son propriétaire, la multinationale thaïlandaise Thai Union, de modifier les méthodes de pêche au thon pratiquées dans leur chaîne d’approvisionnement en renonçant aux dispositifs de concentration de poissons (DCP), méthode qui détruit l’équilibre des océans. « Depuis 5 semaines, un des bateaux de Greenpeace, l’Esperanza, navigue dans l’océan Indien pour récupérer tous les DCP qu’il croise. La majorité d’entre eux ont été déployés par des fournisseurs de Petit Navire et Thai Union. Plus de 100 000 personnes ont déjà interpellé directement Petit Navire sur ses méthodes de pêche et samedi dernier, les groupes locaux de Greenpeace sont allés sensibiliser les consommateurs dans des supermarchés », souligne Hélène Bourges, chargée de campagne pour Greenpeace France sur place à Douarnenez. « Aujourd’hui, nous interrompons la chaine d’approvisionnement de cette usine propriété de Thai Union : nous sommes déterminés à dénoncer ses pratiques de pêche et à empêcher cette entreprise de persévérer dans la destruction des océans, depuis les zones de pêche, jusqu’aux rayons des supermarchés, en passant par les sites de production et d’export ». Alors que plusieurs marques de thon en boite ont commencé à modifier leurs pratiques, Petit Navire refuse d’évoluer et reste l’un des plus mauvais élèves des marques présentes sur le marché hexagonal. « Petit Navire refuse de faire évoluer ses méthodes de pêche tout en se présentant comme une entreprise responsable. Il est indispensable que son propriétaire Thai Union, qui produit une boite de thon sur cinq dans le monde, abandonne l’utilisation des DCP au plus vite. Les volumes en jeu font peser une menace directe sur l’équilibre des océans », ajoute Hélène Bourges.

Les DCP vident les océans

Au niveau mondial, la pêche thonière tropicale sur DCP génère 2 à 4 fois plus de rejets que la même pêche sans DCP, soit 100 000 tonnes par an. Les scientifiques estiment que jusqu’à 1 million de requins sont tués chaque année par les DCP dans l’océan indien. En novembre dernier, le comité scientifique de la CTOI a souligné que le thon albacore de l’océan indien est dangereusement surexploité dans cette zone, notamment en raison des prises trop élevées de juvéniles pratiquées sur ce stock les trois dernières années. Cette action de Greenpeace intervient alors que s’est ouverte il y a quelques heures une conférence réunissant les acteurs de l’industrie mondiale du thon à Bangkok et la réunion de la Commission thonière de l’océan Indien (CTOI) à La Réunion.

Plus d'infos : 

http://www.greenpeace.org/france/fr/?gclid=Cj0KEQjwvZq6BRC9kfq2zKfQ_94BE...

 

Lorient marche contre Monsanto

Créé le : 23/05/2016

Alors que l’Europe est en train de se décider sur le glyphosate, le collectif « Lorient marche contre Monsanto » essaie de faire entendre sa voix. Le 23 Mai à Lorient 14h place du grand Théâtre, il propose une marche pour lutter contre le leader des pesticides. 

Le collectif «Lorient marche contre Monsanto » s'est formé autour de Lorient afin de promouvoir à sa manière une agriculture relocalisée et douce.

Il se propose de regrouper toutes les associations soutenant ou ayant envie de se joindre à cette gigantesque marche contre les multinationales des OGM et des pesticides toxiques qui se déroulera dans une cinquantaine de pays ce 23 mai : « Pour que le monde de Monsanto ne devienne jamais le nôtre ! »

Ville aux cinq ports, Lorient est devenue l’une des trois plaques tournantes de l’importation de tourteaux de soja au Round-up avec ses 660.000 tonnes en transit. Provenant du continent américain, cet aliment-poison est blanchi sous l’appellation « Soja conventionnel » pour être ensuite consommé par le bétail local."

Ce sont ces viandes, ces œufs et ce lait que nous retrouvons au quotidien dans toute l’alimentation, quelque soit le label. A l’exception des produits dits « bio », et heureusement de quelques produits locaux de producteurs plus éthique.

Plusieurs actions de neutralisation de ces produits toxiques et cancérigènes ont déjà été conduites par les Faucheurs Volontaires en 2013 et 2015 dans les silos de Kergroise. Cette fois, c’est une grande promenade festive qui nous est proposée.

En partageant cette grande marche contre Monsanto, nous aurons l’occasion de voir, revoir et faire voir les silos et hangars de concentré de glyphosate qui nous empoisonne l’eau et la nourriture."

La Marche
Moment : 23 mai 2015 à 14h
Lieu de rendez-vous : En face du Grand Théâtre, Place Jules Ferry à Lorient
Projet de parcours : Du centre ville au port de pêche devant les entrepôts de soja avenue de Kergroise et retour place du grand Théâtre pour prise de paroles et moment convivial buvette responsable et bonne musique... 

Action brin de laine: Les marcheurs sont invités à nouer sur les grillages des entrepôts des brins de laine, tissus ou raphia pour laisser une trace de cette marche et la persistance de notre refus de ce soja souillé dans notre alimentation...

Les musiciens, jongleurs, théâtreux, clowns,  sorcières et autres artistes chanteur sont les bien venus pour que ce moment soit aussi un échange d'émotion et libère la force qui permettra de résister durablement aux empoisonneurs et destructeurs de vie.  

Plus d’infos :

www.combat-monsanto.org

Fêtons la nature !

Créé le : 09/05/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Pezibear

C'est la fête de la nature,partout en France, du 18 au 22 mai 2016. Pour sa 10ème édition, l'événement met à l'honneur les "Passionnés par nature", celles et ceux qui oeuvrent au quotidien pour les milieux naturels. 

Au programme lors de cette édition  : plus de 5000 animations gratuites, ouvertes à tous, pour se laisser surprendre par les millieux naturels près de chez soi. Chaque année, l'événement rassemble près de 800 000 participants sur tout le territoire français dans les villes, à la campagne comme dans les secteurs protégés.   Découvertes exceptionnelles d'espaces habituellement fermés au public, jeux de piste, chasses au trésor, visites de réserves naturelles, randonnées, pique-niques nature sotn autant d'activités proposées par les organisateurs. 

De quoi découvrir ou redécouvrir des richesses naturelles extraordinaires, souvent insoupçonnées et renouer avec notre environnement ! Pour apprendre, comprendre ou tout simplement jouer et s’émerveiller.

Le thèmede  cette  année ? « Passionnés par nature ». Pour son 10ème anniversaire, la Fête de la Nature met à l’honneur les hommes et les femmes qui œuvrent pour la nature au quotidien. L’occasion pour le public de découvrir le quotidien des acteurs de la nature, des métiers méconnus et pourquoi pas faire naître des vocations !

Découvrez le programme ! Celui-ci sera régulièrement mis à jour avec les dernières manifestations proposées. 

 

Plus d'infos: 

www.fetedelanature.com/recherche-de-manifestation

 

Ce que Sans Transition vous conseille pour la Fête de la Nature :

PACA :

En Provence-Côte d’Azur, à Sérignan-du-Comtat, le Naturoptère ouvre ces portes pour deux jours. Exceptionnellement pour la Fête de la Nature, le samedi 21 et le dimanche 22 mai, ce musée des plantes et des insectes sera ouvert gratuitement pour toute la famille. Des animations sont prévues pour l’occasion.

Plus d’informations sur :

www.naturoptere.fr/accueil-1-0-0

www.fetedelanature.com/espace-acteurs/le-naturoptare/le-naturoptere-ouvert-gratuitement

 

Occitanie :

Dans la nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées se trouve la 5ème édition du Festival Rebrousse-Poil. A Montlaur, dans l’Aude, du 20 au 22 mai, de nombreuses animations sont prévues : randonnées, conférence et projections sont au rendez-vous pour fêter la nature qui « nous fait du bien ».

Plus d’informations sur :

www.rebroussepoil.jimdo.com

www.fetedelanature.com/espace-acteurs/nture-et-humour/la-nature-nous-fait-du-bien

 

Bretagne :

« Fêtons notre biodiverCité » à Brest le samedi 21 et le dimanche 22 mai. Toute la ville organise pour l’occasion plusieurs activités pour toute la famille, comme par exemple au Conservatoire botanique national de Brest.  

Plus d’informations sur :

www.fetedelanature.com/espace-acteurs/brest-ma-c-tropole/fetons-notre-biodivercite

 

Loi biodiversité : entre ambition et répulsion

Créé le : 03/05/2016
© Pixabay

 Tribune à la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), France Nature Environnement, Humanité & Biodiversité, Fondation Nicolas Hulot, et l'ANCPEN (Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes).

 

Biodiversité, nature et paysages… Depuis le 3 mai, les sénateurs examinent un projet de loi sur la reconquête de la biodiversité. Plusieurs structures associatives, ONG, écologistes les encouragent à renforcer l’ambition de ce texte. Actuellement en deuxième lecture, il devait répondre aux enjeux d’érosion de la biodiversité. Ainsi, la loi serait adoptée avant l’été.

" De très nombreuses dispositions de ce projet de loi visent à réconquérir la biodiversité. Le texte prévoit sa définition dynamique. Ainsi, les enjeux des paysages nocturnes et de qualité des sols sont pris en compte. L’introduction des principes de solidarité écologique et de non-régression du droit de l’environnement est évoquée. « Eviter, réduire, compenser », traduit l’exigence d’absence de perte de biodiversité.

Des points saillants recherchés ou modestes

Le projet de loi prévoit l'interdiction de l’usage des pesticides néonicotinoïdes. La consolidation d'outils innovants. Le développement de connaissances dans le respect des droits patrimoniaux des associations, fait également partie de cette proposition. Elle prévoit notamment la modernisation de la gouvernance de la biodiversité. Ainsi, les missions et l’expertise technique du Conseil national de protection de la nature, seront confirmées. Une Agence française de la biodiversité sera mise en place. Elle disposera de missions claires, proportionnées et une gouvernance adaptée avec des capacités d’intervention. Le texte renforce le cadre de la compensation écologique. Notamment, afin de garantir la transparence des décisions et l’équivalence écologique. Cela assure leur mise en œuvre effective et efficiente. Enfin, l’intégration de mécanismes financiers, soutenant l’action en faveur de la biodiversité est prévue."  

 

Plus d'infos :

www.senat.fr/dossier-legislatif/pjl14-359.html

Roundup : toxique pour la terre même à une très faible dose

Créé le : 29/04/2016

Une étude prouve que le roundup et ses adjuvants sont mortels pour un champignon, même avec une dose 100% moins importante que celle utilisée actuellement dans les pesticides. L’Aspergillus nidulans est utilisé un champignon comme marqueur de la santé des sols agricoles. L’étude a été publiée par l’équipe de Christian Vélot, enseignant-chercheur en génétique moléculaire, dans la revue internationale Environmental Science and Pollution Research, ce qui vient renforcer les craintes formulées par de nombreux scientifiques et par la société civile. 

Les microorganismes du sol sont grandement exposés aux pesticides et en particulier au Roundup, herbicide le plus utilisé au monde. Dans le cadre d’un Partenariat institutions-citoyens pour la recherche et l'innovation (PICRI)2, une équipe de chercheurs pilotée par Christian Vélot, enseignant-chercheur en génétique moléculaire, a étudié les effets de la formulation commerciale de Roundup grande culture "GT Plus", contenant 450 g/L de glyphosate (son principe actif déclaré), chez un champignon filamenteux du sol, Aspergillus nidulans, utilisé ici comme un marqueur de la santé des sols agricoles.

Le Roundup plus toxique que le glyphosate seul

Résultats. L’étude réalisée démontre que ce Roundup est toxique pour ce champignon à des doses très inférieures à la dilution agricole. La dose qui provoque 50% de mortalité du champignon (LD50) correspond à un pourcentage de dilution 100 fois inférieur à celui utilisé en agriculture, cette mortalité étant de 100% pour une dose 50 fois inférieure à la dose d’application agricole. La formulation de Roundup s’est avérée être beaucoup plus toxique que le glyphosate seul, soulignant une fois de plus que les adjuvants ne sont pas inertes et la nécessité de les prendre en considération dans les processus d’évaluation. A la LD50 et des doses inférieures, les effets du Roundup sont multiples et incluent une altération de la croissance et de nombreuses perturbations cellulaires, en particulier au niveau du métabolisme énergétique et respiratoire. Ces analyses ont permis de mettre en évidence un nouveau mode d'action du Roundup sur le métabolisme énergétique, différent de celui observé jusqu’alors sur les cellules animales.

Des effets à très faibles doses

Les perturbations du métabolisme énergétique et respiratoire sont également détectées à une dose pour laquelle il n'y a pourtant aucun effet macroscopique. Ceci implique que les effets métaboliques des résidus de pesticides peuvent se produire à des doses d’exposition pour lesquelles il n’y a aucun effet toxique visible, telles que les doses agricoles pour les plantes génétiquement modifiées (GM) tolérantes aux herbicides. 

Plus d’informations sur :

www.generations-futures.fr/picri/roundup-toxique/

Conférence environnementale : ne participons pas à cette supercherie !

Créé le : 21/04/2016

Par Michèle Rivasi, députée européenne - mercredi 20 avril 2016

Dans ce communiqué, la députée européenne Vert /ALE Michèle Rivasi appelle à boycotter la prochaine Conférence environnementale, organisée par le gouvernement les 25 & 26 avril 2016. Un exercice qu'elle désigne comme un "ersatz de concertation annuelle".

"Le gouvernement n'en finit pas de trahir ses promesses et de tourner le dos à l'urgence écologique. Dernier exemple en date : le report de la loi de programmation pluriannuelle de l'énergie remise aux calendes grecques alors que la loi de transition énergétique, aurait du engendrer l'enclenchement de la fermeture de 5 à 8 réacteurs nucléaires d'ici 2018 et de 19 à 24 fermetures supplémentaires d'ici 2023. 

Encore une fois, après le bel accord diplomatique obtenu à Paris lors de la conférence climatique, le Président de la République continue de négliger la question environnementale et celle de la transition énergétique.Pendant ce temps, sur les places, avec Nuit Debout, un nouveau monde est en train de naître. Aveuglé par le court terme, le monde actuel et son gouvernement n'en finissent pas de mourir et de désespérer des citoyens en quête d'horizons nouveaux. Le développement des ZAD, d'Alternatiba, des AMAP ou des monnaies locales sont autant de contre pouvoirs mettant en place la transition écologique sur les territoires.  Cette politique fondée sur le commun, le convivialisme et le cosmopolitisme n'a aujourd'hui pas de représentation politique réelle.

Un ersatz de concertation

Ce n'est pas cet ersatz de concertation annuelle dans des formes dépassées qui va réconcilier les français et le peuple de l'écologie avec la politique. Nous en avons assez d'écouter de beaux discours mais de désespérer des actes qui ne suivent pas.

Nous ne voulons plus en tant qu'écologiste être les cautions de cette mascarade pseudo-démocratique. Les conférences environnementales ne servent à rien. Nous ne serons pas ceux qui applaudissent les dirigeants qui nous ont conduit au chaos écologique engendré par la crise climatique, la sixième extinction de la biodiversité, l'explosion des catastrophes industrielles et sanitaires (selon le dernier rapport de l'OMS, 23% des décès dans le monde sont dû à notre environnement), la raréfaction des ressources naturelles et de l'eau, le productivisme et l'extractivisme entraînent l'artificialisation des sols et l'accaparement des terres cultivables.

Un sursaut s'impose pour répondre à la crise écologique. Tout doit changer dans la politique gouvernementale actuelle : l'orientation, le fonctionnement, les pratiques démocratiques qui priorisent dans les décisions l'influence des lobbies au détriment de l'intérêt général, de la protection de notre environnement et de notre santé.

Travailler à un modèle alternatif de société

Plutôt que de participer à cette mascarade, je préfère travailler sur une plateforme commune  pour redéfinir avec tous les acteurs de l'écologie du quotidien une proposition d'un modèle alternatif de société autour de campagnes d'actions sur les thèmes :

•   - de la réappropriation et du contrôle citoyen des Biens communs contre la corruption, la collusion public-privé, les lobbies et pour la reconnaissance du statut de lanceur d'alerte.

• - du choix de la santé environnementale contre les produits toxiques, les pesticides et la pollution de l'air, la lutte contre le complexe militaro nucléaire et sécuritaro-numérique

- • de l'instauration d'un revenu garanti universel pour tous."

 

Plus d'infos :

www.michele-rivasi.eu

Nouveaux OGM : 7 associations de la société civile claquent la porte du haut conseil des biotechnologies

Créé le : 15/04/2016

Par France Nature EnvironnementLes Amis de la TerreLa Confédération PaysanneFédération Nationale d'Agriculture Biologique,GreenpeaceRéseau Semences PaysannesUnion Nationale de l'Apiculture Française

Le sujet des nouveaux OGM mérite un réel débat sociétal et scientifique, impossible au sein du Haut Conseil des Biotechnologies. C’est pourquoi aujourd’hui, nos sept organisations de la société civile (Les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, France Nature Environnement, Greenpeace, le Réseau Semences Paysannes et l’Union Nationale de l’Apiculture Française) démissionnent conjointement de cette instance, aux mains des lobbyistes de l’agrochimie et des OGM.

Après plusieurs mois de travaux, nos organisations font le constat amer que tout débat sur la question des nouveaux OGM est forcément tronqué au sein du HCB. Malgré de nombreux dysfonctionnements, nous avons de nombreuses fois tenté de porter la voix de la société civile en son sein. Peine perdue puisqu’aujourd’hui le HCB, avec la complicité du gouvernement français, méprise tout avis contradictoire aux intérêts de l'industrie des OGM.

Censure du HCB et complicité du gouvernement

La censure par le HCB d’un avis scientifique divergent pointant les risques des nouveaux OGM en février dernier a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Nos organisations avaient alors suspendu leurs travaux, attendant que cet avis rédigé par Yves Bertheau, directeur de recherche à l’INRA, soit enfin rendu public et transmis aux autorités françaises et européennes par le HCB. Deux mois plus tard, ce n’est toujours pas le cas et le HCB s’acharne à dissimuler toutes les données scientifiques qui remettent en cause les nouvelles techniques de modification génétique. Résultat : le gouvernement français se base sur un vrai-faux avis scientifique totalement partial, drapé d'une consultation de la société civile qui n'a jamais été menée à son terme. Ce vrai-faux avis est également sur la table de la Commission Européenne en tant que référence française.

L’enjeu est absolument crucial puisque la Commission européenne, après 8 ans de controverses sur le statut de ces nouveaux OGM, publiera prochainement une interprétation juridique, en ayant le vrai-faux avis comme référence française. C’est sur cette base qu’elle décidera de l'exclusion ou non de la réglementation OGM (directive 2001-18) de ces  nouvelles techniques de modification génétique. Si elles en étaient exclues, les organismes issus de ces techniques pourraient être librement cultivés en échappant à toute évaluation, traçabilité et  étiquetage OGM en Europe, avec les risques pour la santé, l’environnement, les pratiques agricoles et la sécurité alimentaire que cela engendre. Elles faciliteraient par la même occasion la brevetabilité du vivant.

Nous ne ferons pas partie de cette mascarade, qui veut nous faire croire à tous que ces nouvelles techniques de modifications génétiques ne sont que de simples mécanismes naturels de mutation. Nos organisations restent cependant prêtes à travailler dans un cadre réellement démocratique et transparent, où les décisions ne sont pas prises avant même que les débats ne soient entamés, où les positions divergentes puissent être entendues et retransmises.

La prise en compte des demandes de la société civile relève de décisions politiques. Nos organisations continueront à se mobiliser et à alerter l'opinion publique sur ce sujet.

Photo : Pixabay

"Intermarché m'a tué"

Créé le : 13/04/2016

Par le Syndicat national des industries de l’emballage léger en bois

Les maraîchers sont responsables de leurs produits ; ils en développent la qualité et en défendent la provenance. Ils investissent leur argent, leur énergie, leur vie, et se battent contre le dumping social intra-européen. Pour maintenir cette qualité, ils veulent choisir le bon matériau d’emballage : tel est le sens de la charte de libre choix d’emballage, signée en janvier 2015 par toute la filière. Au moment où Intermarché communique sur ses partenariats locaux, l’enseigne impose en région un vrai diktat à ses fournisseurs, les obligeant à utiliser des caisses en plastique que ces derniers doivent louer à un partenaire d’Intermarché, Ifco. Le plastique, matériau non durable, aux conséquences sur l’environnement et la santé plus qu’incertaines (les « océans de plastique »), remplace le bois, matériau renouvelable, durable et sain ! Alors, COP 21, Développement Durable, Économie Circulaire, Matériaux Renouvelables ? Tout cela n’était donc qu’un leurre ? (...)

Lire la suite sur www.emballage-leger-bois.fr

Le référendum rendu inutile par le rapport indépendant

Créé le : 06/04/2016

Par France Nature Environnement 

La Ministre en charge de l’Environnement a commandité, à la mi-janvier dernier, au Conseil Général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) un rapport sur les avantages et inconvénients de différentes options concernant le développement des infrastructures aéroportuaires de la région nantaise et notamment le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDDL). Ce rapport vient d’être rendu public. Réaction de France Nature Environnement (FNE).

 

Le projet de nouvel aéroport à NDDL jugé surdimensionné

Les inspecteurs du CGEDD ont conclu que « Le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes apparaît surdimensionné. ».

Cette conclusion conforte les analyses des collectifs et associations d’opposants au projet de nouvel aéroport à NDDL quant à l'utilité, les impacts, les coûts publics de ce projet d'un autre temps et sème donc le doute sur les justifications « officielles » ayant conduit à ce projet et à la déclaration d’utilité publique.

Le référendum est caduc

Le référendum annoncé par le Président de la République, préparé par ordonnance, dénoncé par FNE, les organisations environnementales du conseil national pour la transition écologique et par un avis unanime du CNTE devient encore moins justifiable et justifié.

En effet, quel est l’intérêt de demander à certains citoyens leur avis pour ou contre un projet s’il est jugé surdimensionné par une expertise nationale ?

La construction d’un autre projet de territoire climato-compatible

Il est temps d'organiser non pas un référendum binaire, incapable de répondre à une question complexe, mais une remise à plat du dossier. Et grâce au rapport commandé par la ministre de l'Environnement, de travailler avec les acteurs locaux et les collectivités, à la définition d'un projet de territoire climato-compatible pour les 50 ans à venir et non les décennies passées.

Pour Denez L’HOSTIS, Président de FNE : « Le rapport du CGEDD estimant que le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes est surdimensionné doit enfin clore une séquence qui n’a que trop duré. Il est temps pour le gouvernement de mettre fin à ce projet qui n’a pas de sens. Il est temps pour les acteurs et la population des communes concernées de se rassembler pour définir un véritable projet de territoire climato-compatible. De nombreuses initiatives ont été lancées, elles ne demandent qu’à être pérennisées. »

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