PAROLES CITOYENNES

La loi sur la biodiversité de retour à l’Assemblée nationale

Créé le : 03/03/2016

Par WWF France

La loi sur la biodiversité, après son passage à l'Assemblée nationale en mars 2015 puis au Sénat en janvier, revient maintenant à l'Assemblée. Le texte sera discuté en commission développement durable dans un premier temps (du 1er au 9 mars) puis en plénière (du 15 au 17 mars).

Parmi les très nombreuses dispositions de cette loi visant à "reconquérir", et non simplement "préserver" la biodiversité, le WWF France maintient tout particulièrement la pression sur les sujets en lien direct avec son expertise et son implantation géographique. Il continuera notamment à veiller à la bonne représentation de l’Outre-mer dans les instances de gouvernance de la biodiversité en France.

Le préjudice écologique

Le préjudice écologique est déjà reconnu par les tribunaux. Son introduction dans le code civil inscrit un principe général nouveau en droit de la responsabilité.

La transcription dans le code civil ne doit donc pas être en-deçà de ce que reconnait déjà le juge. C’est malheureusement le cas des propositions faites à l’Assemblée nationale que ce soit par le gouvernement ou par la rapporteure. Celle du gouvernement est totalement inacceptable et constituerait une régression du droit de l’environnement et de quinze ans de jurisprudence : une pollution survenant dans le cadre d’une activité «  autorisée » ne pourrait constituer un préjudice écologique et être réparée à ce titre. Avec une telle disposition, l’arrêt de la Cour de cassation sur l’Erika ne serait plus possible.

La proposition de la rapporteure n’emprunte pas ce chemin mais pose aussi problème. Elle restreint le préjudice écologique aux atteintes « graves » à l’environnement alors que le juge aujourd’hui n’utilise pas ce critère tout en ne retenant pas les dommages minimes. Ce serait donc aussi une régression.

Selon Pascal Canfin, directeur général du WWF France, « la proposition du gouvernement est totalement inacceptable : elle vide le préjudice écologique d’une grand partie de son contenu et constitue une régression du droit de l’environnement. L’introduction dans le code civil du préjudice écologique doit aller au-delà de ce que permet la jurisprudence actuelle.  Au lieu de garantir la protection de l’environnement, le gouvernement garantit une impunité des pollueurs. Avec une telle position Total ne serait plus condamné. » 

La lutte contre la biopiraterie

Le projet de loi initial prévoyait le consentement des communautés pour l’utilisation de leurs savoirs traditionnels mais mais non pour les demandes d’accès aux ressources génétiques situées sur le territoire où elles sont présentes.

Le dispositif a été considérablement amélioré au Sénat : en Outre-mer, les communautés pourront être consultées à travers un comité territorial des parties prenantes chargé de conseiller les exécutifs locaux. Elles seront par ailleurs informées lorsqu’une autorisation de prélèvement de ressources génétiques sera donnée à des chercheurs et ceux-ci auront l’obligation de rendre compte aux communautés des connaissances acquises.

Ces obligations d’information et de restitution n’ont été instituées que pour les prélèvements à des fins de recherche. Le WWF demande, et c’est bien la moindre des choses, à ce qu’elles soient étendues aux prélèvements effectués à des fins commerciales.

Le chalutage profond

La commission du Sénat avait introduit l’interdiction du chalutage profond, la profondeur à partir de laquelle cette interdiction s’appliquait étant renvoyée à un décret. Cinq sénateurs de droite et tout le groupe socialiste ont demandé et obtenu la suppression de cette disposition ; Jérome Bignon, rapporteur de la loi au Sénat et sénateur LR et Ségolène Royal l’ont au contraire défendue.

La France aurait pu faire preuve d’exemplarité et d’ambition. Le Sénat a préféré se faire le porte-parole du lobby de la pêche industrielle.

Le WWF attend des députés qu’ils fassent preuve de lucidité et de courage en interdisant ces pratiques de pêche qui consistent à racler les fonds marins. Si cela se passait à la surface, à la vue de tous, cela révolterait tout le monde.

Néonicotinoïdes

L’interdiction des produits contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes a été adoptée à l’Assemblée nationale en première lecture puis supprimée au Sénat. Le WWF soutient l'interdiction de ces produits, y compris les semences traitées avec ces produits, à partir du 1er janvier 2017. 

Tout comme une multitude d'études scientifiques, l'avis publié le 7 janvier 2016 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) rappelle qu’en l’absence de mesures de gestion adaptées, l’utilisation des néonicotinoïdes entraîne de sévères effets négatifs sur les espèces pollinisatrices.

L’Assemblée nationale a la possibilité de voter cette interdiction portant sur les produits sans être en désaccord avec la réglementation européenne réglementant les substances actives.

 

Les aides à l'agriculture biologique menacées

Créé le : 29/02/2016
Les aides à l'agriculture biologique menacées

Par APCA, FNAB et Synabio.

L'Assemblé permanente des chambres d'agriculture (APCA), La Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB), le Syndicat des transformateurs et distributeurs bio (Synabio) interpellent les présidents de Région, le ministre de l'Agriculture, et appelle à la mobilisation à l'occasion du Salon de l'agriculture.

Sur fond de crise agricole et alors que les organisations professionnelles et l'Etat s'étaient engagés dans un programme ambitieux de développement de l'agriculture biologique (AB), les aides à la conversion et au maintien en agriculture biologique sont gravement menacées !

- dans plusieurs régions les aides programmées pour la période 2015-2020 sont d'ores et déjà épuisées, comme dans le Centre et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (LRMP).

- dans d'autres, elles sont pour la première fois drastiquement restreintes ou plafonnées, comme par exemple en LRMP et en PACA.

Pourquoi ? Parce qu'un nombre croissant d'agriculteurs souhaite passer à l'agriculture biologique et que ce mouvement a été largement sous-estimé !

Les pouvoirs publics doivent soutenir cette perspective d'avenir dans une logique économiquement et écologiquement responsable. Sur un marché intérieur en croissance de 10% par an, les milliers d'exploitants qui veulent passer à la bio doivent – sans exception – être soutenus et accompagnés dans leur projet de conversion.

L'APCA, la FNAB et le Synabio interpellent le ministre de l'Agriculture et les présidents des nouveaux conseils régionaux et leur demande de prendre les mesures nécessaires pour que tous les agriculteurs qui souhaitent passer au bio bénéficient des aides à la conversion et que les aides au maintien, qui rémunèrent les services environnementaux rendus par la bio, soient accessibles partout et pour tous sans limitation de durée. Alors que la demande des consommateurs pour des produits bio ne cesse de progresser, les pouvoirs publics doivent saisir l'opportunité de soutenir les approvisionnements et les filières françaises.

Les organisations appelleront les citoyens à soutenir cette revendication lors du salon de l'agriculture qui se tiendra du 27 février au 6 mars.

Salon de l'agriculture : comment notre alimentation peut jouer un rôle dans la lutte contre les changements climatiques ?

Créé le : 26/02/2016

Par le Réseau action climat France

Cette année la thématique choisie par le salon de l’agriculture, qui s'ouvre demain à Paris, est "Agriculture et alimentation citoyenne". À cette occasion, le Réseau Action Climat rappelle comment, à travers nos choix et nos pratiques alimentaires, nous pouvons avoir un fort impact dans la lutte contre les changements climatiques.

L’Accord de Paris qui a été adopté en décembre 2015 lors de la COP 21 a fixé l’objectif ambitieux de maintenir en deçà de 2°C, voire 1,5°C, l’élévation de la température moyenne mondiale à l’horizon 2100. Les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation, accompagnés par les pouvoirs publics, peuvent et doivent participer à ces objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais pour cela, nous, citoyens devons être parties prenantes de ces efforts de lutte contre les changements climatiques et soutenir la conversion écologique de notre agriculture à travers nos choix alimentaires.

A cette occasion, le Réseau Action Climat propose une publication accessible à tous pour passer à l’action : Un coup de fourchette pour le climat, afin que tout le monde puisse apporter son coup de fourchette dans la lutte contre les changements climatiques !


 

Salon de l'agriculture : Terre de Liens favorise l'installation de néo-paysans

Créé le : 25/02/2016

Le salon international de l’agriculture est de retour. Cette année, axé sur l’alimentation citoyenne, le salon se tiendra du 27 février au 6 mars à Paris, Porte de Versailles. Plus de 1 000 exposants vous feront découvrir l’agriculture d’aujourd’hui… Dont Terre de Liens, association qui s’engage pour la préservation des terres agricoles.

Par Terre de Liens

Favoriser l'installation de néo-paysans Alors que l'agriculture a perdu 200 000 actifs entre 2000 et 2010 et que le monde agricole est dans une situation plutôt morose, de plus en plus de personnes, qui ne sont pas nées dans des familles paysannes, choisissent de travailler la terre et s'installent en maraîchage, en culture ou en élevage... Plus du tiers des créations d'activité en agriculture sont aujourd'hui le fait de ces nouveaux arrivants, venus d'horizons professionnels et sociaux très divers, qui contribuent à renouveler les effectifs de la profession. Guidés par une recherche de mieux vivre individuel ou familial ou aspirant à transformer par leurs actes la société dans laquelle ils vivent, ces néo-paysans apparaissent comme le ferment d'une agriculture en lien avec les enjeux des territoires, écologique, pleine d'innovations et d'espoir. Pour autant, l'installation agricole est un parcours semé d'embûches et il est d'autant plus difficile de les surmonter pour ces nouveaux candidats.

Terre de Liens et RENETA (Réseau National des Espaces-Test Agricoles) développent depuis plusieurs années des outils qui répondent en partie à ces enjeux et permettent de faciliter l'accès au métier de paysan pour les candidats non issus du milieu agricole.

Le test d’activité proposé par les membres du RENETA encourage ainsi la création d’activités agricoles professionnelles de manière progressive et durable, en grandeur réelle, sur une durée limitée, dans un cadre sécurisant et en pleine autonomie. Il permet d'évaluer le projet et de décider de la poursuite, de l'ajustement ou de l'abandon de l'installation en réduisant les prises de risques.

Terre de Liens, qui s'engage pour la préservation des terres agricoles, s'attache à débloquer le verrou de l'accès au foncier dans les parcours d'installation : plus de 1 000 porteurs de projets sont conseillés chaque année sur les problématiques foncières.

Terre de Liens et le RENETA s'associent pour débattre et discuter autour d'une conférence sur le thème "Comment favoriser l'installation de nouveaux arrivants dans le monde agricole ?", le mardi 1er mars à 9h au salon de l'agriculture (Paris, porte de Versailles).

 

Le FNAB au salon de l'agriculture

La FNAB, Fédération nationale de l’agriculture bio sera aussi présente au 53e salon international de l’agriculture. La FNAB sera représenté par Stéphanie Pageot, spécialisée en production laitière et fromagère biologique, en Loire-Atlantique. Elle a récemment fait l’objet d’un documentaire, avec la participation de François Morel.

Documentaire à retrouver sur : http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/documentaire-inedit-le-veau-la-vache-et-le-territoire-petit-precis-de-biodynamie-835321.html

 

OGM: boycott du haut conseil des biotechnologies

Créé le : 24/02/2016
OGM: boycott du haut conseil des biotechnologies

Par France Nature Environnement

7 organisations paysannes et de la société civile boycotteront le haut conseil des biotechnologies tant que la pluralité des avis sur les OGM ne sera pas respectée

La semaine dernière, le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) a publié une première contribution sur les nouvelles techniques de modification génétique, dites NBT (New Breeding Techniques). Un sujet brûlant qui concerne le statut juridique des produits végétaux et animaux issus des nouvelles techniques de modification génétique.

Or l’avis du Comité Scientifique a été tronqué et n’a pas inclus l’avis divergent présenté par l’un des experts membre de ce Comité. Les sept organisations soussignées avaient alors dénoncé une censure (1) qui bafoue le principe de pluralité des opinions qui caractérise théoriquement le fonctionnement du HCB. Le HCB justifie l’exclusion de cet avis au nom d’un vice de procédure non avéré, ce qui est inacceptable. L’expert concerné, M. Yves Bertheau, Directeur de Recherche à l’INRA, a depuis démissionné du Comité Scientifique pour signifier son désaccord profond.

Ces mêmes organisations annoncent leur décision de suspendre leur participation aux travaux du Comité Economique, Ethique et Social du HCB tant que cet avis scientifique divergent n’aura pas été publié et transmis aux autorités européennes par le HCB. Elles demandent également à être reçues par les Ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture afin d’exprimer leur vive inquiétude quant à la volonté du HCB de faire taire les avis divergents s’exprimant en son sein.

Suite à plusieurs mois de travaux, les sept organisations font le constat amer qu’un débat pluraliste sur les nouvelles techniques de modifications génétiques ne peut pas se dérouler au sein du HCB tel qu’il fonctionne actuellement. Les graves dysfonctionnements qui existent depuis le début de la nouvelle mandature du HCB ont pourtant été dénoncés à plusieurs reprises.

Cette situation est inacceptable : les organisations rappellent l’importance de la libre controverse scientifique et l’expression des positions divergentes, éléments essentiels du débat public et de la décision politique. En attendant, elles s’appliqueront à faire exister le débat sur les nouvelles techniques de modifications génétiques à l’extérieur du HCB.

Amis de la Terre, Confédération Paysanne, Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, France Nature Environnement, Greenpeace, Réseau Semences Paysannes, Union Nationale de l’Apiculture Française

(1) http://www.semencespaysannes.org/nouvelles_technique_modificat_genetique_haut_115-actu_325.php#date325

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Renoncer à NDDL, pour respecter l'accord de Paris

Créé le : 23/02/2016

Par 350, mouvement mondial pour résoudre la crise climatique

L'accord de Paris, adopté il y a deux mois marque un engagement fort de la communauté internationale à maintenir le réchauffement climatique « nettement en-dessous de 2° C » et à « poursuivre l’action » pour le limiter à 1,5° C.

En France, cet engagement subit sa première épreuve : celle de la cohérence entre les discours et les actes. L'objectif des 2°C, fixé par l'accord de Paris, n'est pas compatible avec la construction d’un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes. Maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C implique en effet de renoncer à tout projet d'infrastructure liée aux fossiles, qu'il s'agisse de leur extraction comme de leur combustion.

Renoncer à Notre Dame des Landes, pour respecter l'accord de Paris : c'est le sens d'un appel que lancent aujourd'hui des personnalités telles que Giorgio Agamben, Geneviève Azam, Dominique Bourg, Virginie Despentes, Cyril Dion, Jean Jouzel, Naomi Klein, Catherine Larrère, Erri de Luca, Bill McKibben, Pierre Rabhi, Marie-Monique Robin, Isabelle Stengers, ou encore Patrick Viveret, parmi de nombreuses autres.

À une semaine de la manifestation nationale contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes du 27 février, nous vous invitons à faire entendre votre voix, en signant cet appel : l’abandon de ce projet, lancé il y a cinquante ans et désormais dépassé, est la seule position cohérente et pragmatique pour l'avenir de notre climat.

Geler les infrastructures liées aux combustibles fossiles est une priorité. À Notre Dame des Landes, bien sûr, mais aussi partout ailleurs. Ce 28 février, à Barjac (dans le Gard), nous serons plusieurs milliers à manifester notre opposition à l'exploitation des gaz de schiste. Ces deux mobilisations de Notre Dame des Landes et de Barjac sont un prélude à la semaine d'action "Break free - libérons-nous des combustibles fossiles" que 350.org, Attac, Greenpeace et de nombreuses autres organisations préparent, au mois de mai prochain.

Les occasions de nous retrouver, au cours des prochaines semaines, pour faire barrage aux projets climaticides ne manquent pas.

NDDL : les dissimulations inacceptables de l’état

Créé le : 18/02/2016
NDDL : les dissimulations inacceptables de l’état

Par France Nature Environnement

Le Canard Enchaîné vient de rendre public un rapport transmis par la DREAL[1] des Pays de la Loire au préfet de Loire-Atlantique en 2014, qui contredit l’argumentation des soutiens au projet d’aéroport : le réaménagement de l’aéroport existant de Nantes-Atlantique n’aura pas d’impact négatif sur le lac de Grand Lieu, à l’inverse d’un transfert. Plus grave encore que cette révélation, ce rapport avait été dissimulé par l’Etat alors même que les associations avaient demandé communication de tous les rapports existants quant à l’impact environnemental du réaménagement de Nantes-Atlantique. Cela est de mauvais augure pour le débat précédant l’hypothétique référendum.

Cela fait plusieurs mois que les soutiens au projet d’aéroport prétendent que la solution d’un réaménagement de l’aéroport existant entraînera un impact négatif sur le lac de Grand Lieu, situé au sud de Nantes. Le Premier Ministre est même allé jusqu’à l’affirmer à l’Assemblée Nationale pour justifier la nécessité du nouvel aéroport. Pourtant le rapport de la DREAL confirme l'analyse des associations : c’est bien le transfert de l’aéroport vers Notre-Dame-des-Landes et non son réaménagement qui risque de porter atteinte à la faune du lac de Grand-Lieu en augmentant la pression foncière à ses bords. Rappelons en outre qu'il détruira plusieurs centaines d'hectares de zones humides.

L’existence de ce rapport de 2014 ne peut qu’interroger nos associations : en effet, nous avions en mars 2015 écrit au préfet de Loire-Atlantique en lui demandant de nous transmettre tous les rapports réalisés « quand aux incidences environnementales possibles d’un tel réaménagement ». Le rapport de la DREAL ne nous a jamais été communiqué : il a donc été dissimulé par la préfecture, alors même que l’argument des impacts du réaménagement sur le lac de Grand Lieu prenait de plus en plus de place médiatiquement parlant. Plus grave encore, cet argument était parallèlement utilisé par la préfecture elle-même devant le tribunal administratif de Nantes pour justifier de l’absence de solution alternative au transfert de l’aéroport... aboutissant au rejet de nos recours en justice. Le Préfet n'a ainsi pas hésité à mentir aux associations de protection de la nature puis aux juges du tribunal administratif.

« La dissimulation qui a été faite de ce document est insupportable et inacceptable ! » estime Denez L’Hostis, président de France Nature Environnement. « Elle confirme que ce dossier d’aéroport a été instruit dans la plus grande opacité, si bien que les différentes phases de concertation avec le public n’ont jamais été que poudre aux yeux. Combien d’autres analyses défavorables au projet sont encore gardées secrètes par l’Etat ? Nous exigeons que tous les documents utiles à la compréhension du dossier soient enfin mis sur la table. L’hypothétique référendum à venir ne saurait être organisé sur le fondement d’un mensonge d’État ».

Plus d'infos

www.fne.asso.fr/actualites/8-choses-%C3%A0-savoir-sur-la%C3%A9roport-de-...

[1] Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Loire-Atlantique (services déconcentrés du ministère de l'environnement en région).

Scandale des pesticides : les agriculteurs qui veulent renoncer à leur usage doivent être soutenus !

Créé le : 08/02/2016

Par Greenpeace et la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique 

Mercredi 3 février 2016 - Hier soir, France 2 a diffusé une enquête édifiante du magazine Cash Investigation montrant à nouveau les effets désastreux des pesticides sur la santé publique, particulièrement celle des enfants : augmentation des cancers infantiles, anomalies de naissance, troubles hormonaux, autisme...

La France est le 1er pays utilisateur de pesticides en Europe

Or, dans un contexte de crise agricole, un nombre croissant d’exploitants souhaite abandonner l’usage des pesticides et des engrais chimiques pour passer notamment à l’agriculture biologique, qui leur offre des perspectives économiques.

Mais les aides aux changements de pratiques, et en particulier à la conversion à l’agriculture biologique, sont aujourd’hui insuffisantes pour accompagner tous ceux qui veulent franchir le pas. Les sommes allouées sur la période 2015-2020 pour la conversion par l’Etat et les Régions seront dès cette année insuffisantes. Ainsi certaines enveloppes vont être consommées en 2 ans alors qu’elles étaient prévues pour 5 ans. Par ailleurs, les aides dites de « maintien », qui rémunèrent le service environnemental rendu par les agriculteurs bio pour la dépollution des sols, de l’air et de l’eau, sont dans certains cas menacées de suppression !

La Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) et Greenpeace appellent les pouvoirs publics à soutenir prioritairement les solutions alternatives aux pesticides de synthèse et les productrices et les producteurs toujours plus nombreux qui veulent passer à l’agriculture bio. Ils doivent accompagner et amplifier cette dynamique positive pour l’agriculture, la santé publique, l’environnement, qui répond à une très forte attente des citoyens et des consommateurs, sur un marché du bio en croissance de 10% par an.

Plus d'infos :

www.greenpeace.org/france/fr/

www.fnab.org

Saint Félix de Pallières : un site minier abandonné dans les Cévennes dangereux pour la santé du public !

Créé le : 04/02/2016

Générations futures veut mettre fin à l’inaction des pouvoirs publics et va porter plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui!

Le site de St Félix de Pallières c’est:

  • près de 2 millions de tonnes de déchets de mines contaminés
  • A ces déchets s’ajoutent quelques 600 000 autres tonnes de stériles de mines sur un site situé environ un km au sud,
  • des eaux et des sols pollués par de l’arsenic, de l’antimoine du zinc ou du plomb !
  • des riverains exposés

Pour Générations Futures cette pollution lourde de conséquences pour l’environnement et la santé publique est inacceptable, c’est pourquoi nous avons décidé d’engager une action juridique!

Pour réussir votre soutien sera primordial!

Devant une situation qui semble bloquée (voir ci-dessous), malgré la mobilisation active de riverains ou de l’association locale ADAMVM (Association pour la Dépollution des Anciennes Mines de la Vieille Montagne) et constatant l’inaction des pouvoirs publics autour de ce dossier,Générations futures a décidé de porter plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui, blessures involontaires et pollution des eaux.

La plainte sera portée par Maître Bertella – Geffroy, avocate au barreau de Nanterre et ancienne juge d’instruction au pôle de santé publique du Tribunal de Grande Instance de Paris. Des expertises in situ réalisées par un expert agréé près la Cour de Cassation complétées par des analyses en cours auprès d’un laboratoire, de prélèvements de cheveux, de poils d’animaux, sabots, plantes, viendront compléter le dossier pour caractériser le niveau d’exposition des habitants puis les graves préjudices pour certains d’entre eux.

Budget de l’action juridique :

  • Frais d’avocat : 3000,00 Euros
  • Analyses en laboratoire : 4098,00 Euros
  • Frais d’expert judiciaire : 3334,00 Euros

TOTAL : 10 432 Euros

Il manque aujourd’hui au bas mot 5000,00 Euros (sans compter les dépenses de fonctionnement) à Générations Futures pour boucler ce budget !

>>> Votre soutien est indispensable pour nous aider à financer cette action en justice: rendez-vous sur Citizencase! 

 

Plus d'infos :

Retrouvez l'histoire détaillée de cette pollution sur le site de Génération Futures

Cette affaire fera l’objet d’un reportage et d’une émission spéciale de ‘Pièces à conviction’ sur France 3 le mercredi 20 janvier 2016 à 23h25.

Photo : France 3 / Pièces à convictions

 

NDDL: Construire collectivement une alternative

Créé le : 03/02/2016

Le dimanche 31 janvier 2016, la ministre de l’Écologie a affirmé qu’il n’y aurait pas d’évacuation par la force du site de Notre-Dame-des-Landes et qu’une étude des alternatives possibles à la construction d’un nouvel aéroport était en cours. France Nature Environnement, FNE Pays de la Loire, Bretagne Vivante – SEPNB, la coordination régionale de la LPO Pays de la Loire, Eau et Rivières de Bretagne et SOS Loire-Vivante - ERN France se réjouissent de cette annonce.

 

Pour ne pas risquer « une guerre civile à Notre-Dame-des-Landes », Ségolène Royal a affirmé qu’il n’y aurait pas d’évacuation manu militari du site du projet d’aéroport. Cette annonce de bon sens fait reculer le spectre d’un nouveau Sivens : ce drame avait été la démonstration que ce n’est pas par la force que l’Etat doit apporter une réponse à des revendications liées à un manque de transparence et de concertation dans l’élaboration d’un projet de territoire.

La ministre a interrogé la légitimité de ce projet ancien, en rappelant que la stratégie aéroportuaire de l’ouest était encore à définir. Elle a indiqué qu’une étude des alternatives possibles venait d’être commandée par elle, avec des résultats attendus dans deux mois. Il faudra sans doute prendre davantage le temps de l’analyse et de la discussion, mais une telle démarche répond à ce que demandent les opposants à ce projet depuis plusieurs années : jusque là, il ne leur a jamais été donné la possibilité d’accéder à toutes les informations techniques et économiques du projet et de confronter leurs expertises contradictoires, comme par exemple celle réalisée par l’atelier citoyen (http://www.ateliercitoyen.org).

« Ce n’est que collectivement que l’on peut sortir d’une situation de blocage telle que celle-ci » rappelle Denez L’Hostis, président de France Nature Environnement. « Le gouvernement peut compter sur l’ensemble des associations membres du mouvement de FNE pour participer à la concertation en vue de l’élaboration d’une alternative soutenable à ce projet écologiquement et économiquement dépassé. En cette journée mondiale des zones humides, l’Etat peut montrer avec la remise à plat du dossier de Notre-Dame-des-Landes que les engagements issus de l’Accord de Paris ont une réelle consistance »

Pour mieux comprendre la mobilisation contre ce projet d'aéroport, lire ici le résumé des 8 choses à savoir sur Notre-Dame-des-Landes.

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