PAROLES CITOYENNES

Nouveau scandale dans les abattoirs

Créé le : 29/06/2016

Le 29 juin 2016, L214 a révélé pour la quatrième fois en huit mois des vidéos accablantes quant aux pratiques dans deux abattoirs français, à Pézenas (dpt) et au Mercantour. Maltraitance, violations des réglementations et absence de contrôle vétérinaire apparaissent sur ces vidéos tournées entre novembre 2015 et mars 2016. Les images montrent des animaux en grande souffrance, ce qui pose de nouveau la question de la valeur éthique d'un tel système d'abattage. C'est pourquoi nous avons fait le choix d'y consacrer une enquête dans notre premier numéro qui sortira en fin de semaine prochaine.

Pour revenir sur ces images, nous laissons la paroles à L214 :

« À l’abattoir de Pézenas, les chevaux sont parfois tirés au treuil jusque dans le box d’abattage. Les dispositifs d’étourdissement étant inadaptés ou défaillants, les cochons reçoivent des chocs électriques avant d’être vraiment insensibilisés. L’abattage rituel des bovins et des moutons donnent lieu à des images cauchemardesques ; la plupart des moutons sont suspendus encore conscients en cours de saignée ; un mouton reçoit un coup de couteau dans l’oeil avant d’être égorgé ; les bovins sont saignés sans étourdissement, par cisaillement, et le sacrificateur revient découper dans la gorge des animaux conscients.

À l’abattoir du Mercantour, les conditions d’abattages des bovins sont moyenâgeuses : la mentonnière du tonneau d’abattage est tenue par une ficelle, les employés doivent immobiliser la tête des veaux à l’aide d’une corde au moment de leur saignée. Pour l’abattage rituel, là aussi, de nombreux moutons sont suspendus conscients en cours de saignée.

Le 17 mai dernier, le député de l’Hérault, Elie Aboud (LR), s’était rendu à l’abattoir de Pézenas dans le cadre de la Commission d’enquête parlementaire, lancée en avril dernier. Il n’avait alors relevé “aucun dysfonctionnement” dans l’abattoir. Le député n’avait pas souhaité voir l’abattage sans étourdissement des moutons. Avait-il vu l’utilisation du treuil pour les chevaux ? Les dispositifs d’étourdissement pour les cochons ? Les pratiques d’abattage rituel des bovins ?

Quant aux images de l’abattoir du Mercantour où les défauts de structure sont patents, elles ont été tournées après les audits mandatés par Stéphane Le Foll en avril 2016. Elles démontrent une nouvelle fois la défaillance des services de l’État dans le contrôle du respect des règles de protection animale.

L214 porte plainte pour maltraitance et actes de cruauté contre les deux établissements.

Afin de faire valoir le droit de chaque citoyen à l’objection de conscience, l’association lance une pétition pour la présence d’une alternative au minimum végétarienne, au mieux vegan dans les restaurants scolaires et les collectivités. »

 

Plus d'infos

Voir la vidéo

Voir les photos (extraites des vidéos)


 

« Les Français disent NON à l’aéroport NDDL »

Créé le : 23/06/2016

Interrogée par OpinionWay à la demande de France Nature Environnement, une majorité de Français (60%) se déclarent défavorables à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Dans le détail, « toutes tranches d’âges confondues, 29% sont tout à fait opposés alors que seulement 11% y sont tout à fait favorables ». FNE a ainsi souhaité poser à l’ensemble des Français la question à laquelle devront répondre les habitants du département de Loire-Atlantique dimanche prochain. Tribune à France Nature Environnement. 

« Si nous avons posé la question à l’échelle nationale, c’est parce que nous nous apprêtons à détruire une partie de notre patrimoine naturel commun et les services gratuits qu’il nous rend. C’est aussi parce que ce projet implique des investissements publics. Enfin, rappelons que l’engagement de la France à la cop21 pour lutter contre le réchauffement climatique n’est pas compatible avec une priorité donnée au transport aérien.

Un mauvais outil pour dépasser les postures

Quoi qu’il en soit, si le référendum, qui est en fait une simple consultation, consiste à opposer une population à une autre, il ne peut pas être le bon outil de sortie de crise. Seule une remise à plat du projet, associant toutes les parties, pourra permettre de construire un réel projet de territoire qui satisfera aux besoins régionaux (limitation du bruit aéroportuaire, préservation de la zone humide et des activités agricoles…). Ce projet de territoire permettrait de dépasser les postures et les clivages.

Priorité à des investissements d’avenir

Si 60% des Français sont convaincus qu’il ne faut pas construire cet aéroport, c’est sans doute parce qu’ils ont compris que c’était un projet nuisible parce qu’il va coûter très cher, parce qu’il va détruire un patrimoine exceptionnel et parce qu’une alternative reposant sur la modernisation de l’aéroport de Nantes Atlantique existe. A travers ce sondage, les Français expriment le besoin de voir l’Etat mettre la priorité sur les transports du quotidien pour mieux répondre aux préoccupations « ordinaires » : plus de gares, plus de trains, plus de tramways, plus de bus (propres), plus de circulation douce. Voilà ce à quoi semblent aspirer les Français du 21^e siècle plutôt que d’offrir à d’hypothétiques voyageurs américains la possibilité d’éviter un passage par Paris.

Denez L’Hostis, président de FNE : « Ce sondage témoigne du bon sens des Français qui ont compris qu’un aéroport conçu il y a 50 ans pour accueillir le concorde puisse ne pas répondre aux besoins contemporains d’une France qui doit se tourner vers une mobilité durable, décarbonée, la moins polluante possible et répondant à nos besoins quotidiens en matière de déplacement (majoritairement le déplacement domicile-travail). Il est plus que temps que la France remette à plat l’ensemble de sa politique de transport et de mobilité en faisant enfin la part belle aux transports en commun et aux transports fluviaux et maritimes. »

Plus d’infos :

www.civicrm.fne.asso.fr

www.fne.asso.fr 

Les pays du G7 financent l’industrie du charbon

Créé le : 22/06/2016

Selon une étude menée par WWF, les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, la Russie, le Royaume-Uni, l’Italie et le Canada auraient dépensé près de 42 milliards de dollars entre 2007 et 2015 pour l’industrie du charbon. Près 100 millions de tonne de CO2 par an ont été financés par le G7WWF, le Natural Resources Defense Council et Oil Change International appellent les pays du G7 à prendre, lors de ce sommet, l’engagement de cesser leur soutien public au charbon à l’étranger. 

« Les pays du G7, qui se réuniront au Japon les 26 et 27 mai, ont soutenu l’industrie du charbon dans le monde à hauteur de 42 milliards de dollars d’aides publiques internationales entre 2007 et 2015 dont 2,5 milliards uniquement en 2015. C’est le résultat d’une étude menée par le WWF, le Natural Resources Defense Council et Oil Change International qui appellent les pays du G7 qui ne l’ont pas encore fait, en particulier le Japon et l’Allemagne, à prendre, lors de ce sommet, l’engagement de cesser leur soutien public au charbon à l’étranger. Alors que 175 pays ont signé le 22 avril l’Accord de Paris et réaffirmé leur volonté de maintenir le réchauffement climatique bien en-dessous de 2°C, cette étude révèle que les émissions de gaz à effet de serre générées par les projets charbon financés par les pays du G7 s’élèvent à 100 millions de tonnes de CO2 par an. Cela équivaut, pour une seule année, à 20% des émissions émises par la France en 2013. En termes de production électrique, ce sont plus de 85 GW qui ont été produits par les centrales à charbon ainsi financées soit l’équivalent de la production électrique du Royaume-Uni en 2014. Avec plus de 22 milliards de dollars, le Japon est le pays qui a le plus contribué au financement du charbon à l’étranger entre 2007 et 2015 (des futurs projets sont en voie d’être financés à hauteur de 10 milliards de dollars supplémentaires). Arrivent ensuite l’Allemagne avec 9 milliards de dollars, les États-Unis avec environ 5 milliards de dollars, la France avec 2,5 milliards de dollars, l’Italie avec 2 milliards de dollars, le Royaume-Uni avec 1 milliard de dollars et le Canada avec moins de 1 milliard de dollars. Selon Sébastien Godinot, économiste au bureau des politiques européennes du WWF,  « il est scandaleux de voir que le Japon et l'Allemagne continuent de financer massivement avec l'argent public l’industrie du charbon et qu’ils sont en train d’étudier des projets dont le financement public s’élèverait à environ 10 milliards de dollars, alors que les données scientifiques montrent que cette industrie est incompatible avec l’objectif de 2°C. Les pays du G7 doivent mettre en œuvre leurs engagements de l'Accord de Paris et mettre immédiatement fin à toutes les aides publiques pour le charbon. »

Selon Pascal Canfin, directeur général du WWF France, « le modèle économique du charbon s'écroule sous nos yeux mais la construction de centrales continue. Le remplacement du charbon ne se fait pas assez vite pour gagner la course contre la montre face au changement climatique. Nos impôts ne doivent plus servir à financer une énergie incompatible avec l'Accord de Paris. Le charbon ou le climat, les gouvernements doivent choisir. » Selon Jake Schmidt, directeur au programme international du Natural Resources Defense Council, « financer l’industrie du charbon dans le contexte climatique actuel est clairement irresponsable. Cela met à mal la promesse de Paris et continue de lier les pays développés aux combustibles fossiles du passé, alors même qu’ils devraient se tourner vers les énergies d’avenir. » Selon Alex Doukas, chargé de campagne pour Oil Change International, « alors que la Chine a fermé des centaines de centrales à charbon et de mines, le Japon a accru ses financements dans le charbon aussi bien sur son marché intérieur qu’à l'étranger. Le fait que le Japon continue de financer le charbon met à mal  sa réputation d’un pays à la pointe de l’innovation technologique. » Selon Kimiko Hirata, directeur international du Kiko Network, « le Japon est une fois de plus classé premier financeur du charbon parmi les pays du G7. L’an dernier l’accord de l’OCDE et l’accord de Paris ont montré clairement que tout nouveau projet à base de charbon était incompatible avec les exigences climatiques. En maintenant sa position d’une promotion du “charbon propre”, le Japon viole les accords qu’il a signés. Le Japon doit prendre ses responsabilités et s’engager, lors du sommet du G7 à Ise Shima, à arrêter ses soutiens financiers internationaux au charbon. »

 

Plus d’infos :

www.nrdc.org

www.priceofoil.org

www.wwf.fr

Petit manuel de la transition : un espoir pour un autre monde ?

Créé le : 21/06/2016
crédit : Attac

Avec le petit manuel de la transition, Attac propose une stratégie pour ceux qui se demandent si l’espoir est encore permis. L’association est partenaire de la revue Sans Transition. Sortie en librairies depuis le mercredi 8 juin, aux éditions Les Liens qui Libèrent. La parole à Attac France qui « considère que si les mouvements sociaux ne parviennent pas à travailler ensemble, nous serons emportés par les désastres qui s’annoncent. »

« Pour toutes celles et ceux qui aimeraient qu’un autre monde soit possible, nous mettons en débat une multitude de propositions pour changer de modèle. Voici le manifeste d’Attac - en édition augmentée et mis à jour - pour changer notre modèle économique et politique. L’Europe est au bord du gouffre et la planète ne va pas mieux. Licenciements, chômage, austérité, spéculation, pollutions, dérèglement du climat… le néolibéralisme va de crises en catastrophes. Il est grand temps de bifurquer ! De rompre résolument avec ce capitalisme débridé, intrinsèquement inégalitaire et productiviste et de remettre la démocratie au poste de commande.

Mais comment et avec qui imaginer la transition vers une société vi­vable ? Les réponses, multiples, foisonnent déjà sous nos yeux, dans les mouvements de la société. Résistances et actions de désobéissance créative contre les lois du Medef et des transnationales, occupations de places et d’espaces libérés, construction des com­muns dans l’alimentation, le logement, la monnaie, Internet...

Le Petit manuel de la transition veut ainsi permettre aux citoyens de s’engager pour faire de la politique autrement, sans carrières ni rivalités, au seul service du bien commun. »

 

Plus d’infos :

 

https://france.attac.org/nos-publications/livres/livres/petit-manuel-de-la-transition

https://france.attac.org/

Vers la fin de la République sanitaire ?

Créé le : 14/06/2016
Crédit : Pixabay

Le 2 juin dernier prenait place un débat du Conseil national de l’Ordre des médecins. Les questions principalement abordées portaient sur la désertification médicale qui tend à augmenter. D’après les Atlas régionaux publiés le 26 novembre 2015, la France métropolitaine comptait déjà 192 déserts médicaux dans lesquels vivent près de 2.5 millions de personnes. Le Collectif Interassociatif sur la Santé alerte ainsi sur ce manque de médecins et propose des solutions.

" Du congrès des maires de France à la publication des derniers chiffres du CNOM (Conseil national de l'Ordre des médecins) le 2 juin dernier pour son atlas annuel, en passant par les négociations conventionnelles, la démographie médicale de ville est de nouveau au cœur des débats. Elle va aussi peser sur les groupements hospitaliers de territoires en cours de constitution et qui doivent notamment tenir compte de l’organisation globale des soins sur le terrain."

Liberté, Egalité & Déserts !

Les départs à la retraite des médecins exerçant en ville progressent d’année en année, avec presque un doublement du nombre de médecins retraités (+87,7%) entre 2007 et 2016, et surtout il est de plus en plus difficile de leur trouver des remplaçants. Les médecins généralistes sont de moins en moins nombreux à exercer et cette chute devrait se poursuivre jusqu’en 2025. Elle pourrait se traduire par la perte d’un médecin généraliste sur quatre sur la période 2007-2025, souligne le CNOM. Résultat : selon les Atlas régionaux de la démographie médicale publiés le 26 novembre 2015 par le CNOM, la France métropolitaine comptait déjà 192 déserts médicaux dans lesquels vivent près de 2,5 millions de personnes. Constat qui revient comme un marronnier chaque année dans l’expression de ceux qui sont en responsabilité. Tout comme reviennent, à coups de tables-rondes policées, des échanges sur l’intérêt de l’exercice pluridisciplinaire ou regroupé, ou encore la régionalisation de la formation initiale, parmi les outils potentiels pour faire barrage à cette désertification. Constats et alertes infructueuses … Faut-il attendre les actions en justice des déboutés du droit aux soins pour agir véritablement ?

Fraternité & Dépassements !

Les déserts médicaux ne sont pas sans rapport avec les dépassements d’honoraires : le prix des soins variant de manière évidente en fonction des territoires. La superposition des cartes en atteste, c’est souvent là où les médecins sont les plus nombreux que les dépassements d’honoraires sont les plus élevés. Et ces mêmes dépassements s’imposent aujourd’hui aux patients avec une rare violence puisque les contrats de complémentaire santé plafonnent leur prise en charge lorsqu’ils sont facturés par des médecins non signataires du contrat de d’accès aux soins. Vous ne savez pas ce que c’est ? Dommage : c’est vous qui allez payer le reste à charge hors plafond de remboursement, directement de votre poche !

Des solutions possibles ... avec courage

Qu’il n’y ait pas de solutions simples ne veut pas dire qu’il n’y en a pas. Recentrer et renforcer les aides incitatives dans les zones sous denses en est une, même si on peine à y croire tant ces solutions, vivement critiquées pour leurs effets d’aubaine, ont déjà été utilisées. Formons le vœu que les nouvelles aides soient plus pertinentes en visant les primo-installés plutôt que les déjà installés. Mais, nous restons là dans l’art de la retouche tant que les mesures d’incitation ne seront pas accompagnées de dispositions déterminées en matière de régulation de l’installation de l’ensemble des professionnels de santé dont les médecins. Ainsi le CISS persiste à demander que les soins de ville soient organisés sur le plan géographique et tarifaire pour permettre une meilleure coopération des intervenants autant qu'une meilleure coordination des parcours, avec le même élan qui pousse aujourd’hui les pouvoirs publics à agir sur l’offre hospitalière. Car ces deux formes d’exercice sont complémentaires, l’une ne devant ni défavoriser ni déséquilibrer l’autre à son profit ou à son détriment. Les outils existent : ils sont dans des lois déjà adoptées.
A ne rien faire, nous marchons inexorablement vers la fin de la République sanitaire : pour compenser la désertification on déploiera alors dans les déserts médicaux des dispensaires hospitaliers (avec les excédents d’effectifs des restructurations hospitalières) et de la télémédecine (pour accéder à l’expertise réfugiée dans les grandes villes). L’autre France, celle qui va bien, aura des médecins + des hôpitaux + de la télémédecine. Autant dire la gradation des soins pour les riches, la dégradation des soins pour les pauvres ! "

 

Plus d'infos : 

https://www.conseil-national.medecin.fr/

Chut ... Les citoyens sont consultés !

Créé le : 09/06/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain hpgruesen

Le 26 juin aura lieu la consultation locale en Loire-Atlantique sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-Des Landes. France Nature Environnement appelle à la transparence du gouvernement pour avoir un avis éclairé sur la question. 

Mercredi 1er juin, la CNDP a adopté le document de synthèse censé présenter « de façon claire et objective » le projet d’aéroport à NDDL pour la consultation locale en Loire-Atlantique le 26 juin prochain. Avec cette consultation, le gouvernement prétend ainsi régler ce dossier en semblant jouer le jeu de la démocratie. Malheureusement, la première étape de la démocratie, c’est l’information. Or, bien des zones d’ombres subsistent sur ce dossier !

Un rapport officiel à la trappe

La ministre en charge de l’Environnement a commandité, à la mi-janvier dernier, au Conseil Général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) un rapport sur les avantages et inconvénients de différentes options concernant le développement des infrastructures aéroportuaires de la région nantaise et notamment le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDDL).Ce rapport, rendu public en avril dernier, concluait que « Le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes apparaît surdimensionné. ». On pouvait donc légitimement s’attendre à ce que le gouvernement renonce au projet initial et approfondisse enfin les alternatives plus économes. En effet, quel est l’intérêt de demander à certains citoyens leur avis sur un projet s’il est jugé surdimensionné par une expertise ministérielle ? Et pourtant, la consultation locale est maintenue… et la question initiale aussi ! Le gouvernement a confirmé, lors d’une séance de question au Parlement, qu’il fera comme si ce rapport, officiel mais dérangeant, n’avait jamais existé. Le seul choix qu’auront les habitants de Loire-Atlantique le 26 juin sera de voter pour ou contre un projet surdimensionné, sans alternative possible.

Service minimum pour informer le citoyen

Le délai minimum de mise en ligne du document de la CNDP permettant aux citoyens d’avoir les informations nécessaires à un vote en connaissance de cause n’est que de quinze jours avant le vote ! Précisions qu’il sera uniquement disponible sur internet et dans les mairies. Les personnes n’ayant pas accès à internet et travaillant aux horaires « de bureau » n’auront donc pas accès à l’information. Nous sommes loin des délais raisonnables prévus normalement pour toute démarche d’information du public dans les dossiers environnementaux, comme le prévoit la Convention d’Aarhus.

La dissimulation : une tradition administrative ?

C’est la cinquième fois que les associations ont recours à la Commission d’accès aux documents administratifs pour que soient rendus publics des documents relatifs à NDDL (pour lire le dossier de FNE sur les dissimulations sur ce dossier, cliquez ici). La dernière fois, c’est uniquement suite à une fuite dans le Canard Enchaîné qu’une note de la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) confirmant que le réaménagement de l’aéroport actuel serait bien moins destructeur que la construction du nouveau, contrairement à ce qu’affirmé par les supporters du projet. C’est aussi par une fuite dans ce journal qu’ont été rendues publiques des données montrant que le futur aéroport sera en fait bien moins fonctionnel et important que l’actuel aéroport de Nantes Atlantique.

Plus d’informations :

www.fne.asso.fr

www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=CFA0FC1C295C280735DA892ABFDA48B5.tpdila10v_1?cidTexte=JORFTEXT000032447327&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000032447114

 

S’engager pour un monde meilleur

Créé le : 09/06/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Geralt

Mercredi 27 avril sort en librairie S’engager pour un monde meilleur, un livre écrit par Frédéric Denhez, préfacé par Jean Jouzel et publié par Flammarion, à destination du grand public et des élus. Ce livre s’appuie sur les nombreuses propositions de France Nature Environnement, comme autant de petites révolutions qui peuvent, additionnées les unes aux autres, vraiment tout changer.

Sivens, révélateur

Pour France Nature Environnement, le dossier Sivens est, « hormis son épouvantable conclusion, très symptomatique de l’énergie qu’il faut déployer, en France, tous les jours, pour faire appliquer la loi et les règlements, et capter l’attention d’autorités qui pensent que l’élection est une onction incontestable », explique Frédéric Denhez dans le chapitre introductif. Or, des Sivens, il y en a beaucoup… et autant de combats menés par des milliers de bénévoles, membres de FNE, partout en France. Loin d’une opposition stérile, France Nature Environnement propose tous les jours des solutions, dans les tous les domaines, tente d’instaurer le dialogue pour mettre fin aux aberrations, et réclame un renouveau démocratique.

Oui, un monde meilleur est possible !

Ce livre, en dix chapitres, dresse le portrait d’une société en paix avec son environnement. Une alimentation saine, une industrie sobre, une agriculture durable, une large part d’énergies renouvelables, une biodiversité préservée, etc. : après la COP21 et alors que les prochaines élections présidentielles s’annoncent, il est grand temps pour tout un chacun, citoyen, acteur de terrain, élu, de s’engager à son échelle et de faire enfin bouger les lignes !

10 propositions et 18 mesures prioritaires pour les citoyens et l’Etat

S’abonner à un distributeur d’énergie 100% renouvelables, privilégier les transports en commun, le vélo, la marche, le co-voiturage, réparer les objets, cuisiner maison, local, de saison et si possible Bio, apprendre à connaître et à protéger la nature grâce aux sorties organisées par les associations, acheter des produits cosmétiques éco-labellisés, sont autant d’exemples d’actions simples à mettre en œuvre dès aujourd’hui par les citoyens et développées dans ce livre. Et pour l’Etat, France Nature Environnement a aussi beaucoup d’idées : créer un statut de bénévole associatif, investir massivement dans les énergies renouvelables, supprimer les subventions nuisibles à l’environnement, densifier les villes pour lutter contre l’étalement urbain, promouvoir l’économie circulaire, financer la conversion de l’agriculture française à l’agroécologie, imposer l’affichage environnemental sur tous les produits, sont autant d’exemples de mesures prioritaires à adopter d’urgence. « "S’engager pour un monde meilleur" est un cri. Un cri de contestation, un cri de colère parfois, un cri de joie et d’enthousiasme aussi » conclut l’auteur. 


Frédéric Denhez est journaliste, spécialiste des questions environnementales. Collaborateur de Denis Cheissoux (CO2 mon amour sur France Inter), il a publié une vingtaine d’ouvrages dont Cessons de ruiner notre sol ! (Flammarion, 2014). Jean Jouzel est glaciologue, médaille d’or du CNRS. Il fut longtemps vice-président du groupe scientifique du GIEC, prix Nobel de la paix.


Plus d'infos :

www.fne.asso.fr

www.editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=49666&levelCode=home

La rédaction

Nos océans sont à bout de souffle !

Créé le : 08/06/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Unsplash	Aujourd’hui, 8 juin 2016, on fête l’océan à travers le monde. Une occasion pour se rappeler de l'importance des océans dans notre vie quotidienne. WWF appelle ainsi à une réglementation de la pêche à travers le monde pour protéger l’océan.

Aujourd’hui, 8 juin 2016, on fête l’océan à travers le monde. Une occasion pour se rappeler de l'importance des océans dans notre vie quotidienne. WWF appelle ainsi à une réglementation de la pêche à travers le monde pour protéger l’océan.

Surpêche, pêche illégale, captures accidentelles… Pendant des siècles, l’humanité a agi comme si mers et océans étaient des ressources inépuisables capables de nous nourrir et de se régénérer à l’infini mais il n’en est rien. Dans le monde, 90% des stocks de poissons sont surexploités ou exploités à leur maximum, les captures accidentelles représentent 40% des volumes de pêche globaux, 12 à 28 %des prises mondiales proviennent de la pêche illégale. De nombreuses solutions existent pour réduire les pressions exercées sur les océans. Il est urgent de les mettre en œuvre !                                                     

Pour rappel, le 30 mai, le WWF annonçait qu’en moins de 6 mois la France avait déjà consommé l’équivalent de l’ensemble des ressources halieutiques qu’elle pouvait pêcher et élever dans ses eaux nationales métropolitaines et reportait, à compter de ce jour, ses impacts sur les autres pays, notamment sur les plus vulnérables.

 

En cette Journée Mondiale des Océans, le WWF rappelle ainsi que nous sommes tous concernés et que chacun d’entre nous, peut accélérer le mouvement vers une pêche plus durable. « L’océan est une ressource renouvelable capable de répondre aux besoins de toutes les générations futures si les pressions auxquelles il est exposé sont efficacement atténuées », explique Isabelle Autissier, présidente du WWF France. « Les institutions, l’industrie et les consommateurs ont une grande responsabilité sur la durabilité des ressources et les conditions de vie des communautés des pays qui dépendent le plus de la pêche ».

Le WWF appelle ainsi les organisations internationales à prendre de toute urgence des décisions en faveur de la préservation des ressources, comme la réduction de la pêche des thons dans l’océan Indien qui doit être accélérée. L’Union européenne  à renforcer la mise en œuvre de sa législation en matière  de pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Les entreprises à transformer leurs politiques d’approvisionnement en produits de la mer en respectant des chartes proscrivant tout achat provenant de la pêche illégale et en  favorisant les pêcheries certifiées MSC ou les élevages ASC. Le WWF invite également  les entreprises qui le peuvent à se faire le relais de sensibilisation pour une pêche responsable, aux consommateurs à prendre conscience de leur rôle et de leur pouvoir.

Le WWF a ainsi lancé en 2015, le programme Fish Forward, sensibilisant les citoyens européens à l’impact de leur consommation sur les pays du Sud et recommandant notamment  l’achat responsable de produits de la mer en favorisant par exemple les produits certifiés MSC ou ASC

 

Afin de sensibiliser le plus grand nombre à une pêche durable, le WWF France s’investira sur plusieurs fronts lors de la Journée Mondiale des Océans, le 8 juin. Au programme notamment : une collaboration avec Demotivateur afin de sensibiliser le grand public à l’importance de la diversification via une recette simplissime faite à partir du trop peu connu thon listao. De 17h à 18h, l'Atelier des Chefs proposera, avec le WWF France, un e-atelier à destination des parents/enfants. Ces derniers y apprendront à cuisiner du chinchard en live avec un chef qui répondra en direct aux questions des internautes. A partir de 20h50 et jusqu’au petit matin, le WWF France accompagnera enfin La Nuit des Océans sur France Ô

Pour suivre notre campagne pour une pêche responsable :

www.wwf.fr/oceansmenaces/

Plus d'infos :

www.un.org/fr/events/oceansday/

www.wwf.fr/

www.francetelevisions.fr/nuit-ocean2016

www.fishforward.eu/fr/

www.demotivateur.fr/

La fin du glyphosate ?

Créé le : 07/06/2016
© Pixabay

La Commission européenne proposait aujourd’hui aux Etats membres une prolongation de l’autorisation du glyphosate pour une période de 12 à 18 mois. Aucune majorité qualifiée n’a été obtenue. Ce laps de temps supplémentaire devait permettre à l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) de remettre un avis scientifique. La France s’était engagée à voter contre le glyphosate et s’est finalement abstenue. Pour foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer, ce feuilleton à rebondissements doit cesser. La parole à ses trois acteurs qui considèrent que l’autorisation du glyphosate ne doit pas être renouvelée puisqu’il est considéré comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

« Le doute s’est enfin immiscé parmi les Etats membres qui ne sont pas parvenus aujourd’hui à une majorité qualifiée sur la prolongation du glyphosate en Europe, même pour quelques mois. Pour foodwatch, la Ligue contre le cancer et Générations Futures : « C’est un bon signe. Mais contenu des menaces pour la santé,  il ne s’agit plus de tergiverser. Il faut protéger la santé des citoyens et appliquer strictement le principe de précaution inscrit dans nos textes européens et donc ne pas renouveler l’autorisation ». Les trois organisations s’inquiètent de l’abstention de la France alors même que Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, s’était récemment engagée à voter « non ». Sept Etats membres se seraient abstenus aujourd’hui : la France, l’Allemagne, l’Italie, la Grèce, le Luxembourg, l’Autriche et le Portugal. Malte serait le seul pays à s’y être clairement opposé, tandis que tous les autres auraient voté favorablement. Le Commissaire européen, visé par une pétition des trois organisations qui a déjà rassemblé près de 155.000 signatures, devrait communiquer sur les prochaines étapes du processus dès demain. En l’absence de décision claire de la part des Etats membres, c’est vraisemblablement un comité d’appel présidé par la Commission qui tranchera d’ici le 20 juin. Alors que les lobbies de l’industrie chimique se lamentent de la politisation du débat, la Commission joue la montre en se réfugiant derrière un avis de l’ECHA. Pour foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer, l’exécutif européen devrait tirer les conclusions de cette impossibilité de parvenir à une majorité qualifiée. Rappelons que l’autorisation du glyphosate, principale substance active déclarée du Roundup de Monsanto, expire le 30 juin prochain. Le glyphosate est le pesticide le plus vendu au monde. »

 

 « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures »

Le 17 juin prochain, se tiendra la conférence « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures » lors des rencontres Bio en Provence, à Manosque. Cet événement est co-organisé par Provence Durable magazine. Le Dr Denis Lairon, chercheur à l'Inserm, sera également présent pour la Table Ronde : " Que mangent nos enfants ? ". En partenariat avec Aval Bio PACA, association qui fédère les entreprises d’agricultures biologiques, la conférence sera animée par François Veillerette. Il est le porte-parole de l’association Générations Futures et ancien président de Greenpeace France.

 

Plus d’infos :

www.generations-futures.fr/

http://bit.ly/1QJ8ALg

http://bit.ly/1WDPb5u

Greenpeace s’engage contre Petit Navire

Créé le : 26/05/2016

Depuis un mois, Greenpeace mène campagne contre les méthodes non sélectives de pêche au thon, dans l’océan Indien. Le 23 mai 2016, 25 activistes de l’ONG bloquent l’usine Petit Navire à Douarnenez, dans le Finistère. En mer, sur terre, le numéro un français du thon en boîte ne doit connaître aucun répit. Dans plusieurs pays (France, Grande-Bretagne, Italie, États-Unis, Thaïlande...), les militants de Greenpeace se mobilisent contre ses méthodes dévastatrices.
 

Douarnenez, le 23 mai 2016. Depuis 6h50, 25 activistes de Greenpeace bloquent  l’usine Petit Navire pour dénoncer ses méthodes de pêche. Des militants juchés à une dizaine de mètre de hauteur ont entrepris de repeindre la façade de l’usine tandis qu’une dizaine de personnes, enchainées à des boites de thon géantes bloquent l’accès aux camions de livraison.

Petit Navire grand carnage

Greenpeace demande à Petit Navire et son propriétaire, la multinationale thaïlandaise Thai Union, de modifier les méthodes de pêche au thon pratiquées dans leur chaîne d’approvisionnement en renonçant aux dispositifs de concentration de poissons (DCP), méthode qui détruit l’équilibre des océans. « Depuis 5 semaines, un des bateaux de Greenpeace, l’Esperanza, navigue dans l’océan Indien pour récupérer tous les DCP qu’il croise. La majorité d’entre eux ont été déployés par des fournisseurs de Petit Navire et Thai Union. Plus de 100 000 personnes ont déjà interpellé directement Petit Navire sur ses méthodes de pêche et samedi dernier, les groupes locaux de Greenpeace sont allés sensibiliser les consommateurs dans des supermarchés », souligne Hélène Bourges, chargée de campagne pour Greenpeace France sur place à Douarnenez. « Aujourd’hui, nous interrompons la chaine d’approvisionnement de cette usine propriété de Thai Union : nous sommes déterminés à dénoncer ses pratiques de pêche et à empêcher cette entreprise de persévérer dans la destruction des océans, depuis les zones de pêche, jusqu’aux rayons des supermarchés, en passant par les sites de production et d’export ». Alors que plusieurs marques de thon en boite ont commencé à modifier leurs pratiques, Petit Navire refuse d’évoluer et reste l’un des plus mauvais élèves des marques présentes sur le marché hexagonal. « Petit Navire refuse de faire évoluer ses méthodes de pêche tout en se présentant comme une entreprise responsable. Il est indispensable que son propriétaire Thai Union, qui produit une boite de thon sur cinq dans le monde, abandonne l’utilisation des DCP au plus vite. Les volumes en jeu font peser une menace directe sur l’équilibre des océans », ajoute Hélène Bourges.

Les DCP vident les océans

Au niveau mondial, la pêche thonière tropicale sur DCP génère 2 à 4 fois plus de rejets que la même pêche sans DCP, soit 100 000 tonnes par an. Les scientifiques estiment que jusqu’à 1 million de requins sont tués chaque année par les DCP dans l’océan indien. En novembre dernier, le comité scientifique de la CTOI a souligné que le thon albacore de l’océan indien est dangereusement surexploité dans cette zone, notamment en raison des prises trop élevées de juvéniles pratiquées sur ce stock les trois dernières années. Cette action de Greenpeace intervient alors que s’est ouverte il y a quelques heures une conférence réunissant les acteurs de l’industrie mondiale du thon à Bangkok et la réunion de la Commission thonière de l’océan Indien (CTOI) à La Réunion.

Plus d'infos : 

http://www.greenpeace.org/france/fr/?gclid=Cj0KEQjwvZq6BRC9kfq2zKfQ_94BE...

 

Pages

Partager