PAROLES CITOYENNES

L'Odyssée des Alternatives Ibn Battuta Les acteurs catalans de la transition se mobilisent pour la justice sociale et climatique

Créé le : 21/10/2016
Crédits : Odyssée des alternatives Ibn Battuta

Par Odyssée des Alternatives Ibn Battuta

Un important Forum citoyen s'est tenu mercredi 19 octobre à Barcelone à l'occasion du départ de la flottille de l'Odyssée des Alternatives Ibn Battuta.

 

Une centaine de personnes étaient présentes mercredi soir au Centre Civic Pati Limona de Barcelone pour participer au départ de l'Odyssée des Alternatives Ibn Battûta.

Ce grand moment d'échange sur le défi climatique et migratoire en Catalogne, en Méditerranée et au Sahel a rassemblé des actifs/ves de la Cooperativa Integral Catalana, de la Aurea Social, de NitDempeus BCN - NuitDebout Barcelona, du mouvement Alternatiba, de la Xarxa d'Economia Solidària (XES), de 350.org,  de Barcelona en Comú et du Moviment per la Justicia Climatica.


Le partage initié à Barcelone est le début d'une grande aventure. Les navires de L'Odyssée des Alternatives qui ont pris le départ hier vont relier la France, l'Italie, la Tunisie et l'Algérie avant d'arriver à Tanger le 10 novembre prochain. Les six escales sont l'occasion de fêtes des alternatives, de forums citoyens vecteurs d'espoir et d'initiatives collectives. Le Forum Barcelonais nous a permis de relier le tissu des initiatives Catalanes avec le reste des solutions émergeant en Méditerranée et au Sahel.


A ce jour, plus de cinquante-cinq organisations d'Afrique et d'Europe soutiennent et alimentent la dynamique de partage que constitue L'Odyssée des Alternatives Ibn Battuta : la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Immigration Développement Démocratie (IDD), ATTAC France, Alternatiba, La Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme, ARCI,  Altercarto-Les Mondes de la Terrel'Association Marocaine pour les Droits de l'Homme et la Coalition Marocaine pour la Justice Climatique (CMJC) et beaucoup d'autres.

Les initiatives citoyennes pour la justice sociale et climatique sont en action

La crise climatique a des conséquences graves et concrètes sur les territoires du bassin méditerranéen.

Si rien n'est fait, d'ici 35 ans, 250 millions de méditerranéens seront menacés de pénurie d'eau douce. Le Forum Barcelonais a permis de constater que le « le changement climatique nous impacte tous »  selon les mots d'une participante catalane. Eric, un viticulteur de la région de Perpignan, venu pour l'occasion, précise que les désordres climatiques diminuent le rendement de la vigne. "A très court terme, nous allons manquer d'eau". Ce témoignage en a libéré de nombreux autres.


« Il est indispensable de rendre visible les solutions qui se développent partout » indique Elise Monge, l'une des organisatrices du Forum et membre de l'équipe de L'Odyssée, « cela nous ouvre des perspectives ». « Dans bien des cas, l'inaction individuelle et collective est causée par le manque d'informations sur ce qui existe en termes d'alternatives » estime-t-elle. Elle ajoute que "une fois informé, il est plus facile d'agir non seulement à une échelle individuelle, mais aussi de générer une dynamique de groupe, de se mettre en réseau, et d'agir ensemble pour changer d'échelle".


En Catalogne, les coopératives de production agricole, de consommation ou de logement, les banques du temps et les crèches associatives contribuent à la relocalisation de l'économie ; libérée de la surconsommation et des faillites. Suite à la crise financière ayant durement frappée la population ibérique et ayant impliqué l'ensemble de son système bancaire, les 237 comités locaux de la plateforme des victimes du crédit immobilier ont empêché des centaines de milliers d'expulsions et proposé une loi d'initiative populaire soutenue par de nombreuses municipalités. 


« La proposition de la Coopérative Intégrale vient de la perspective autogestionnaire » explique le musicien et activiste de la CIC, Juanito Piquete. Elle est fondée sur le « développement des outils économiques qui aident à l'autonomie en dehors des banques et des pouvoirs publics ». « C'est une forme de résistance très difficile à construire » concède-t-il. Cependant, « les pratiques existent, mettons-nous en action ». 


Selon Toni Ribas de la coalition Barcelona en Comu « Nous n'avons plus le temps, nous devons appliquer les solutions individuelles et locales qui forcent les gouvernements à agir ; former des communautés actives et exiger des politiques effectives et immédiates ».


Dans cet état d'esprit général, les acteurs que rassemblent L'Odyssée des Alternatives lancent un Appel Ensemble pour la Justice Sociale et Climatique, traduit dans cinq langues. Le texte est d'ores et déjà signé par l'ancien représentant bolivien aux Nations Unies Pablo Solon, l'animateur de la Coalition Marocaine pour la Justice Climatique, par l'ancienne députée européenne et présidente honoraire d'ARCI Luciana Castellina, par le co-fondateur de la Coopérative Intégrale Catalane Enric Duran, par la présidente de l'ONG sénégalaise ENDA Tiers-Monde Mariam Sow, par les économistes Genevieve Azam et Marcos Arruda, l'essayiste et présidente d'honneur d'ATTAC France Susan George, le vice-président du Comité Consultatif des Droits de l'Homme des Nations Unies Jean Ziegler. Il est ouvert à toutes et tous.      

                                
Actuellement, les navires de L'Odyssée des Alternatives Ibn Battuta voguent vers la Seyne-sur-Mer pour de nouveaux partages. L'escale française aura lieu samedi 22 octobre de 10h à 20h sur l'esplanade marine de la Seyne-sur-Mer, face à la rade de Toulon.

Plus d'infos :

www.odysseeibnbattuta.org/lodyssee-des-alternatives/

Culture contre exclusion 17 octobre 2016 : Cultivons nos liens, partageons nos cultures

Créé le : 14/10/2016

Par ATD Quart Monde

On entend souvent dire « Les personnes pauvres ont d’abord besoin de se nourrir et de se loger avant de penser à se cultiver… » Cette idée est réductrice, elle ne résiste pas à la réalité.

 

 

A Lyon, la chorale d’ATD Quart Monde chante devant des œuvres au Musée des Beaux Arts, et l'institution prête des reproductions de tableaux aux participants, parmi lesquels on compte des personnes ayant connu la pauvreté ou non. Un partenariat qui permet l’accès de la culture à tous.

Pour Béatrice et Georges, deux piliers de la chorale, ces moments sont d'une grande valeur : « On chante mieux devant des tableaux qu’en répétition. Le musée est un lieu magique  ». En mai dernier, pour la seconde année du partenariat, ils ont chanté « devant un tableau représentant des esclaves, on a interprété le Nabucco, un sacré défi. J’en ai des frissons » , se souvient Georges, encore ému par la beauté de l’opéra de Verdi.

La chorale au musée est l’un des aspects de ce riche partenariat. Outre des visites gratuites pour les familles militantes à ATD Quart Monde, le Musée des Beaux Arts de Lyon prête chaque année une dizaine de fragments de tableaux. Les militants choisissent eux-mêmes les œuvres et dedans, les détails qui les intéressent. Le musée les photographie et les encadre.

Les tableaux tournent ensuite auprès des militants.  « On peut les garder trois mois maximum afin que tout le monde en profite » , précise Georges qui gère les prêts dans un cahier.

En ce moment, Béatrice et Georges ont dans leur salon  « L’ange et la mère » , fragment d’une œuvre de Louis Janmot, peintre du 19ème siècle.  « Ca embellit la maison, on aime le beau, explique Béatrice, et puis si on ne peut pas aller au musée, c’est la culture qui vient chez nous.  »

Une expérience culturelle peut provoquer différentes réactions : joie, tristesse, indifférence, mais aussi beaucoup de curiosité... Un jour, Jacques, membre de la chorale, a déposé le détail d’un tableau prêté par le Musée chez des militants. La femme ne sortait plus depuis longtemps. Elle est venue au Musée, curieuse de voir tout le tableau.

Le droit à la culture est indissociable des autres droits fondamentaux comme se nourrir ou se loger. Il est au cœur même de l’Être humain et de tous les droits qui sont indivisibles. En cette année 2016, alors qu’il apparaît trop souvent relégué au second plan, le 17 octobre, la journée mondiale du refus de la misère sera l'occasion de mettre à l’honneur et de mettre en valeur les créations et les initiatives qui montrent que là où la misère détruit, délie et enfouit, la culture reconstruit, relie, et révèle. »

Partout en France, des événements auront lieu le 17 octobre. Retrouvez les actions près de chez vous sur www.refuserlamisere.org/france

Climate Chance : Une mobilisation exceptionnelle de la société civile internationale et une déclaration commune pour appeler les Etats à renforcer l’action concrète

Créé le : 03/10/2016
Crédit : DR

Par Climate chance 

Le sommet Climate Chance vient de fermer ses portes. Alors que la multiplication des phénomènes extrêmes souligne la rapidité du dérèglement climatique en cours, les représentants de la société civile internationale ont largement répondu présent à cette première édition, démontrant leur attente d’un tel moment d’échanges et de rencontres, mais aussi leur détermination à affirmer leur rôle incontournable dans la lutte pour le climat. 

Une fréquentation au delà de toutes les attentes

“Climate Chance était un véritable pari, il est incontestablement réussi” se réjouit Johanna Rolland, Maire de Nantes et Présidente de Nantes Métropole. Collectivités, entreprises, ONG, associations, syndicats, organismes scientifiques… en tout, ce sont plus de 3000 représentants de la société civile de 62 nationalités différentes qui étaient au rendez-vous de cette première édition de Climate Chance, dépassant ainsi les attentes les plus optimistes. Pendant 3 jours, unis dans une dynamique collective, ils ont pu se rencontrer, débattre, échanger et mutualiser leurs expériences, les bonnes pratiques et les échecs, dessinant ainsi l’état de l’action à travers le monde en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, mais soulignant aussi les opportunités naissant de ce combat résolu.

17 coalitions thématiques en ordre de marche jusqu’en 2018

Pour une plus grande efficacité, les actions de la société civile internationale doivent être inscrites dans une dynamique cohérente, durable et organisée. C’est la vocation des coalitions thématiques, qui rassemblent les acteurs mobilisés par secteur d'intervention (énergie, eau, transport, éducation, planification territoriale...). Ce sommet a été l’occasion de structurer et de renforcer les 15 coalitions existantes issues du Sommet de Lyon mais aussi de voir naître deux nouvelles coalitions: une coalition “Francophonie” et une coalition “Culture et climat”, chère au coeur de Nantes, visant à massifier les initiatives culturelles en faveur du climat qui émergent dans le monde entier.  

Chaque coalition dispose désormais d’une feuille de route claire jusqu’en 2018, résolument orientée vers l’action, avec l’objectif de contribuer à la réévaluation des engagements des Etats en 2018, étape indispensable pour tenir l’objectif de 2°C fixé dans l’accord de Paris. Aux Etats de nous proposer un cadre clair de coopération en vue de contribuer à ces réévaluations.

La Déclaration de Nantes largement signée

A six semaines de la COP22 de Marrakech, les acteurs non-étatiques, désormais en ordre de bataille, ont signé une déclaration commune sous le nom de “Déclaration de Nantes”. Dans celle-ci, ils exhortent les Etats à aller encore plus loin dans l’action pour atteindre les objectifs fixés lors de la COP21 et soumettent des propositions très concrètes pour y parvenir. “Le message est clair, indique Ronan Dantec, président de l’Association Climate Chance. On n’est plus dans le temps des déclarations, mais bien dans celui de l’action. Or c’est bien sur les territoires que l’action se passe. Les Etats ne peuvent pas faire sans la société civile. Climate Chance prouve que celle-ci est est disponible pour les aider à atteindre les objectifs”.

Deux points émergent en particulier de cette déclaration: la volonté partagée des acteurs non-étatiques d’une approche décentralisée, avec des territoires moteurs de l’action climatique,  et un accès aux financements facilités, notamment pour les pays du Sud.

Fort du succès de cette première édition, Climate Chance s’installe désormais comme un rendez-vous incontournable de l’agenda climatique, avec une deuxième édition d’ores et déjà prévue au au Maroc à l’automne prochain.

Étiquetage des OGM : une pétition lancée auprès de la Commission européenne

Créé le : 29/09/2016
Crédits : Pixabay

Par OGM Transparence 

La plainte - déposée le 16/02/2016 auprès de la Commission européenne n’ayant pas abouti faute d’éléments juridiques suffisants – est déposée à nouveau mais sous forme de PÉTITION. Pétion qui sera remis à la Commission des pétitions de la Commission européenne AFIN D’OBTENIR QUE LE PARLEMENT EUROPÉEN VOTE UN AMENDEMENT QUI CONFÈRE À LA CONVENTION D’AARHUS (art.5) de véritables modalités d’application se traduisant entre autres par l’obligation d’étiquetage faisant toute la transparence sur les produits alimentaires. Par exemple, la mention « nourri aux OGM » pour tous les produits alimentaires issus d’animaux nourris avec des OGM – soit 9 animaux sur 10 en France (ce qui impacte toutes les viandes, charcuteries, beurre, lait, fromages, œufs, poissons d’élevage, plats cuisinés, etc.)

Retrouvez les modalités de saisine de la Commission des pétitions ICI. Et les fondement et argumentaire de la plainte ICI

Plus d'infos :

www.bioconsomacteursprovence.com

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Le CETA contre l’intérêt général

Créé le : 26/09/2016
Une grande journée d'action contre les traitées de libre échange est prévue le 15 octobre 2016 - Crédit : Attac

Par Attac 

À la veille de la rencontre des ministres européens du commerce à Bratislava, où ils décideront du processus d’approbation du CETA par l’UE, Attac France, l’AITEC et Corporate Europe Observatory (CEO) publient, avec une vingtaine d’autres organisations de la société civile en Europe, le rapport « CETA : Marchander la démocratie ». Il démontre que le chapitre 8 du CETA (Accord économique et commercial global), consacré à la libéralisation et à la protection de l’investissement, demeure une menace substantielle pour nos démocraties.

L’Accord économique et commercial global (dit CETA du fait de son acronyme anglais – Comprehensive Economic Trade Agreement) pourrait exposer les États membres de l’UE à des plaintes coûteuses de la part d’investisseurs nord-américains contestant des mesures d’intérêt général.

Une fois approuvé et ratifié, le CETA autoriserait les investisseurs canadiens, et leurs homologues américains disposant de filiales au Canada, à poursuivre les États membres de l’UE et l’UE elle-même pour toute législation affectant négativement leurs bénéfices. Le CETA ne comprend en revanche aucune obligation pour ces investisseurs.

La décision démocratique en péril 

Les accords de libre-échange existants tels que l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) montrent que la majorité de telles poursuites incrimine des lois et réglementations protégeant la santé publique, l’environnement et le droit du travail, et permet aux intérêts lucratifs particuliers de supplanter l’intérêt général. Comme le souligne le rapport, le chapitre investissement du CETA conduirait à l’explosion des plaintes d’investisseurs contre des États. Ces plaintes sont tranchées dans des cours d’arbitrage sises hors des juridictions nationales ou européennes. Ce système de justice parallèle rend les procédures extrêmement coûteuses, opaques et partiales ; il alourdit par ailleurs les dépenses publiques et met la décision démocratique en péril.

Lora Verheecke, chercheuse et chargée de campagne chez CEO, observatoire des lobbies à Bruxelles, coordinatrice du rapport, souligne : « Ce nouveau rapport passe en revue les promesses de la Commission européenne censées rassurer les citoyens sur l’innocuité du chapitre investissement du CETA. Mais en dépit des changements apportés aux dispositions du précédent chapitre, le CETA ne démontre toujours pas qu’il protégera les États membres et l’UE d’une pluie de plaintes de la part d’investisseurs estimant leurs espoirs de profits frustrés ».

Amélie Canonne, présidente de l’AITEC, complète : « Le système juridictionnel sur l’investissement ne présente aucune évolution significative qui permettra aux États de retrouver leurs capacités à légiférer et réglementer sans crainte d’être poursuivis. Les plaintes liées aux secteurs pétrole-gaz/mines/électricité sont de plus en plus nombreuses, et représentent déjà un tiers du total des poursuites. Cela signifie que les entreprises canadiennes qui sont leaders de l’extraction énergétique et minière dans le monde ne se priveront pas d’attaquer des politiques conçues pour lutter contre le changement climatique. »

Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France, conclut : « Au nom de la protection de leurs investissements, les multinationales américaines et européennes pourront bien davantage imposer leurs desideratas aux citoyens : moins de normes environnementales, sanitaires et sociales pour plus de profits financiers. Cet énorme risque, qui a été mis en évidence dans le TAFTA, est bien présent dans le CETA. Voilà pourquoi, tout comme le TAFTA, il faut repousser le CETA. »

En dépit des mobilisations massives de l’opinion publique contre le traité, et notamment son chapitre investissement, les gouvernements de l’Union européenne et du Canada prévoient la signature de l’accord avant la fin de cette année. Des marches et des actions exigeant de renoncer au CETA sont organisées dans toute l’Europe dans le cadre de l’Automne d’action. En France et notamment à Paris, une initiative portée le Collectif Stop TAFTA/CETA aura lieu le samedi 15 octobre.

Plus d'infos :

www.france.attac.org

 

 

Le 24 septembre 2016, la vague citoyenne déferle!

Créé le : 21/09/2016

Par le Collectif pour une transition citoyenne

Ce samedi prochain, la 3ème édition de la Journée de la Transition donne la part belle aux initiatives citoyennes porteuses de solutions partout en France ! A nous de faire le premier pas pour dessiner une société plus juste, écologique et humaine. Une journée ou plutôt des Journées, réparties sur tout le territoire et regroupant des mouvements citoyens engagés dans la transition écologique et sociale de notre société.

 

Faire le premier pas vers la transition

Le constat est simple : de nombreux citoyennes et de citoyens sont conscients de la nécessité de changer leur mode de vie, leurs habitudes alimentaires, leurs manières de consommer… Beaucoup hésitent ou ne savent pas comment faire le premier pas et changer leurs habitudes.

La Journée de la Transition est là pour leur montrer que les solutions existent, près de chez eux et qu’il est facile d’agir à son échelle.

Véritable moment de partage et de convivialité, ces Journées permettent d’identifier les acteurs de la transition localement et de découvrir les formidables opportunités qu’ils offrent dans tous les domaines : alimentation en produits sains et locaux, énergies renouvelables, sens de l’argent, récupération et réparation… Plus de 300 événements sont d’ores et déjà prévus en France !    

N’hésitez pas à rejoindre une journée proche de chez vous, pour échanger, découvrir des initiatives locales et pourquoi pas faire un pas vers d’autres alternatives citoyennes comme par exemple le Pacte de la transition!

Quelques exemples pour vous donner envie :

• Forum des Alternatives : Santé – Alimentation – Energie – Education…, organisé par le Collectif pour une transition citoyenne Semnoz du 24 au 25/09 à Poisy (74)

• Festival des Utopies concrètes, organisé par le FUC, Vergers Urbains, Attac, Energie Partagée, Villes et Territoires en Transition, … le 24/09 à Paris (75)

• Forum ouvert : trouver du sens à l’investissement citoyen organisé par Alternatiba Mulhouse, Sud Alsace Transition le 24/09 à Mulhouse (68)

• Semaine de la transition : Repair Café – Ecole Montessori…, organisé par le Collectif Carcassonnais pour une transition citoyenne du 17 au 24/09 à Carcassonne (11)

Aidez-nous à faire connaître la Journée, en partageant le tout nouveau site journeetransition.orget en relayant l’actualité de la Journée de la Transition via la page Facebook du Collectif pour une Transition Citoyenne.

Enfin, si vous souhaitez rejoindre le mouvement, il n’est pas trop tard pour associer votre évènement à la Journée de la Transition (inscriptions ici). Surtout, pas de complexe ! Peu importe la taille de l’évènement, chaque initiative sera un pas de plus sur le chemin de la Transition.

 
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Transport maritime : alors, ça gaze ?

Créé le : 21/09/2016
Crédits : Pixabay

Par France Nature Environnement 

A l'occasion de la journée nationale de la qualité de l'air, France Nature Environnement présente le bilan de sa campagne « Transport Maritime : alors, ça gaze ? » réalisée en partenariat avec l’ONG allemande NABU et qui fait suite à la campagne « La croisière abuse ! » de 2015. Les équipes de France Nature Environnement et NABU sont retournées à Marseille le 22 et 23 août 2016 lors de l’escale de l’Harmony of the Seas afin de réaliser des mesures de la qualité de l’air à proximité du port. L’occasion de s’indigner à nouveau à propos d’une pollution inconnue du grand public, au cœur des villes, loin des images de rêve et de vacances véhiculées par ces monstres flottants.

Une pollution méconnue aux effets néfastes pour la santé et l’environnement

La majeure partie de la pollution de l'air des navires s’explique par la teneur en soufre des carburants. Fioul lourd, diesel marin... les carburants des navires ont une teneur en soufre jusqu'à 3500 fois plus élevée que le diesel que nous mettons dans nos voitures ! Une fois brûlé, ce carburant rejette du dioxyde de soufre, un polluant réglementé, connu pour son impact sanitaire (maladies respiratoires, bronchites, irritations de la gorge) et environnemental (pluies acides) important.

L’université de Rostock et le centre de recherche sur l’environnement allemand Helmholzzentrum Munich, ont établi un lien sans équivoque entre les gaz d’échappement des cargos et plusieurs maladies cardiovasculaires et respiratoires. Cette même étude montre que la moitié de la pollution de l'air liée aux particules dans les zones côtières et portuaires provient des émissions des navires. Les habitants des régions côtières sont donc les premiers impactés par les fortes émissions des navires. Au total, les émissions du transport maritime causent en toute discrétion 60 000 morts par an en Europe et coûtent 58 milliards d’euros par an aux services de santé européens.

 

Un an après, des résultats toujours aussi alarmants !

Les équipes de France Nature Environnement et de NABU ont mesuré, grâce à des instruments de laboratoire, les concentrations de particules fines et ultra-fines dans l'air. Ces particules sont les plus dangereuses pour la santé car leur taille extrêmement petite (jusqu'à 1000 fois plus fines qu'un cheveu) leur permet de s'accumuler dans les poumons et de passer à la fois dans le sang et dans le système nerveux. Ainsi, le lien entre ces particules et l'augmentation des risques cardiovasculaires (crises cardiaques notamment), l'hypertension artérielle et la maladie de Parkinson a été démontré.Les résultats des mesures réalisées sont particulièrement alarmants. En effet, plus on s’approche des navires, plus la pollution en PUF augmente. Nous avons ainsi réalisé un circuit dans la ville de Marseille et observé près de l’Harmony of the Seas, le plus gros paquebot du monde mis en service en mai 2016, une pollution jusqu’à 20 fois supérieure aux résultats obtenus à notre point « témoin » au parc du Pharo sur les hauteurs de Marseille.

 

GNL, alimentation électrique à quai, épurateurs : des solutions existent !

Les émissions de polluants par les navires ont des implications très nettes en termes de politique de santé publique et de politique environnementale. Pour réduire ces impacts sanitaires, des alternatives existent et certains armateurs ont pris conscience des enjeux en équipant leurs navires de différents dispositifs afin de réduire leurs émissions mais cela ne représente qu’une infime partie de la flotte mondiale ! Les technologies et pratiques opérationnelles disponibles, telles que le changement de carburant, la réduction de la vitesse des navires, l’équipement en filtres et l’alimentation en énergie à terre permettraient de réduire les émissions globales du transport maritime jusqu’à 70%1. France Nature Environnement demande que l’Etat et les armateurs s’activent pour développer ces solutions existantes à quai et en mer.

Pour Michel Dubromel, Vice-président de France Nature Environnement : « Il est primordial que les acteurs du transport maritime se saisissent des enjeux sanitaires et fassent en sorte que le transport maritime demeure le mode de transport le plus respectueux de l’environnement. L’Etat doit soutenir le développement d’alternatives à quai et en mer afin de permettre aux populations littorales de retrouver un air de qualité ! »

Plus d'infos :

www.fne.asso.fr

Ronan Dantec: "la gouvernance multi-acteurs est la seule possible."

Créé le : 16/09/2016
Ronan Dantec. Crédits photos: Nantes Métropole.

Par Climate Chance

Climate Chance, sommet mondial des acteurs du climat, a eu lieu à Nantes du 26 au 28 septembre. Pour l’occasion, Climate Chance a interviewé Ronan Dantec, conseiller municipal de Nantes, sénateur de Loire Atlantique, et porte-parole Climat CGLU, à propos de la gouvernance multi-acteur. 

Vous défendez la gouvernance multi-acteurs comme seul mode de gouvernance possible pour répondre au défi climatique. Pourquoi ?

Par sa nature et son ampleur, la lutte contre les changements climatiques est l’un des plus grands défis auxquels la communauté internationale a été confrontée. Pour atteindre l’objectif fixé dans les accords de Paris, il faut désormais passer de l’intention des Etats à la concrétisation des actions sur le terrain.

La question de la gouvernance devient alors fondamentale. Pour être efficace, la lutte contre le réchauffement climatique nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs concernés par les changements climatiques. L’approche de gouvernance traditionnelle, type top-down, utilisée sur d’autres enjeux ne peut pas convenir dans le cas de la lutte pour le climat.

Si les états doivent fournir le cadre législatif indispensable à l’action publique, on voit bien que c’est la société civile qui est en première ligne dans cette lutte, en agissant au quotidien pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre sur les territoires, ou dans les process industriels.

Je suis convaincu que la gouvernance multi-acteurs est la seule possible. En confrontant les Etats et les acteurs de la société civile, qui agissent sur le terrain, elle permet en effet de croiser en permanence les politiques publiques, verticales, et les dynamiques sectorielles, plus horizontales, et ce, à l’échelle infranationale et internationale.

Comment le Sommet Climate Chance peut-il répondre à cet enjeu ?

De grands pas ont d’ores et déjà été faits dans la reconnaissance du rôle des acteurs non étatiques dans la lutte pour le climat, mais ceux-ci doivent continuer de se fédérer et de se coordonner, en se dotant d’outils collectifs pour faire entendre leurs voix auprès des Etats.

Ce n’est pas toujours facile : il y a aussi des intérêts divergents entre les acteurs de la société civile, et rassembler ces acteurs autour d’objectifs communs impose un grand nombre de discussions et d’échanges. C’est justement pour leur offrir ce temps d’échanges et dialogue, en amont des COP, qu’a été imaginé Climate Chance. Premier sommet des acteurs non-étatiques engagés dans la lutte pour le climat, s’inscrivant dans l’agenda de l’action, Climate Chance a vocation à devenir un véritable point d’étape opérationnel de l’agenda climatique.

Ce sommet sera pour eux l’occasion de dessiner l’état de l’action à travers le monde, d’approfondir les échanges sur les réussites comme sur les difficultés et de favoriser la mutualisation des expériences et des innovations. Le renforcement de coalitions thématiques sur tous les grands sujets, avec une feuille de route 2016/2018, est aussi l’un des grands enjeux du Sommet. Climate Chance doit permettre ainsi de délivrer aux Etats les messages communs des acteurs non-étatiques, avec une déclaration commune qui sera présentée à Nantes, et de se mettre en position pour participer positivement à la réévaluation dès 2018 des contributions des Etats.

Vous avez souhaité créer une coalition dédiée à la gouvernance multi-acteurs. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

La question de la gouvernance est au cœur des enjeux climatiques. Pour aller encore plus loin et plus vite dans cette logique, il faut favoriser la mise en place de partenariats entre les acteurs dans l’ensemble des pays et territoires. Une coalition dédiée au développement de ces gouvernances multi-acteurs verra donc le jour lors de Climate Chance à Nantes, aux côtés des coalitions existantes, plus thématiques (transport, énergie, eau, etc.). Portée notamment par les acteurs européens, qui ont davantage l’expérience de ce type de gouvernance, et rassemblant des membres du monde entier, notamment canadiens et africains, elle aura pour objectif de promouvoir et accompagner la gouvernance multi-acteurs comme véritable cadre pour l’action en pensant la bataille pour le climat de manière globale.

 

Plus d'infos :

www.ronandantec.fr

www.climatechance2016.com/fr

L'ADEME montre son soutien pour les initiatives de don des agriculteurs

Créé le : 16/09/2016
Crédits Photos: ADEME Bretagne

Le SPACE, salon international des productions animales, s'est déroulait cette semaine, à Rennes, au Parc ExpoA. Près de 1445 exposants et quelques 100 000 visiteurs étaient attendus pour cette 30ème édition. Une rencontre qui aborde de plus en plus les thématiques de l'agriculture durable et du mieux-être animal. L’ADEME Bretagne y a notamment proposé des pistes pour lutter contre le gaspillage alimentaire. 

En partenariat avec la Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne (CRAB), relais de l’association SOLAAL dans la région, l’ADEME Bretagne œuvre à la recherche et à la mise en place de solutions pour réduire les pertes et les invendus en agriculture. Objectif : lutter contre le gaspillage alimentaire et contribuer à la prévention des déchets. Une étude de l’ADEME publiée en mai 2016 montre que 10 millions de tonnes de produits sont perdues et gaspillées pour l’alimentation humaine par an e France, soit un impact carbone estimé à 15,3 millions de tonnes équivalent CO2. Des démarches solidaires, soutenues par l’ADEME Bretagne, ont été engagées pour valoriser les produits non commercialisables et créer de l’emploi sur le territoire.

 

Le don agricole : une solution pour valoriser les pertes et invendus en agriculture

Le don alimentaire des agriculteurs est une solution efficace pour lutter contre le gaspillage. Une étude de l’ADEME publiée en mai 2016 montre que, sur les 10 millions de tonnes de produits perdus et gaspillés par an, 32% le sont lors de la production. Ces pertes s’expliquent en partie par les conditions climatiques qui peuvent entrainer la production de volumes importants, qui ne peuvent pas être absorbés par le marché. Cela décourage les agriculteurs d’exploiter le rendement en raison d’un prix de vente trop bas. De même, les exigences du marché (calibres des produits, cahiers des charges, etc.) sont également responsables de certaines pertes et invendus. L’association SOLAAL, relayée en Bretagne par la Chambre Régionale d’Agriculture et soutenue financièrement par l’ADEME Bretagne, facilite les relations entre les donateurs des filières agricole et alimentaire et les Associations d’Aide Alimentaire (AAA). Cette démarche permet de valoriser les invendus, d’aider les personnes en situation de précarité, et même, de créer de l’emploi.

 

Des actions territoriales solidaires engagées par l’association SOLAAL

La Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne mène depuis deux ans des initiatives pour valoriser les invendus et pertes alimentaires. La première mission consiste à mettre les producteurs en relation avec les associations nationales habilitées du territoire comme la Croix Rouge, la Banque alimentaire, les Restos du Cœur ou le Secours Populaire pour faciliter les dons. La CRAB expérimente également, avec l’appui de la Fondation Carrefour, un dispositif qui permet l’acheminement par camion des gros volumes de dons agricoles aux associations.                       

Autre initiative : le tri-reconditionnement. Cette action consiste à récupérer les invendus de pommes ou de pommes de terre des agriculteurs. Les personnes handicapées des Etablissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT) trient et reconditionnent en petit emballage les produits qui sont ensuite distribués aux associations d’aide alimentaire du territoire. Enfin, sur les Pays de Saint-Malo et Rennes, SOLAAL travaille également avec les pôles d’Economie Sociale et Solidaire (ESS) qui mobilisent des CCAS, des Maisons de Jeunes et autres associations locales, pour des opérations de glanage solidaire. Ces structures identifient des glaneurs intéressés pour ramasser des fruits et des légumes non récoltés, laissés au sol ou dans les arbres fruitiers, au profit des associations d’aide alimentaire qui viennent chercher les produits sur place pour leurs bénéficiaires.

 

Des filières agricoles s’engagent dans la lutte contre le gaspillage

Des actions menées par des filières agricoles sur les territoires bretons offrent également la possibilité aux producteurs de faire des dons aux associations d’aides alimentaires. C’est notamment le cas de la filière lait qui organise chaque année des « campagnes laitières ». Les producteurs laitiers donnent une partie de leur production collectée en échange d’un avantage fiscal. Des opérations similaires sont menées en Bretagne par le Comité Régional Porcin (CRP) et l’Union des Groupements de producteurs de viande en Bretagne (UGPVB) qui a notamment fait le don de 750 000 œufs depuis 2011 aux Banques alimentaires.

 

Plus d'infos : 

www.space.fr

www.bretagne.ademe.fr

www.ademe.fr/etat-lieux-masses-gaspillages-alimentaires-gestion-differentes-etapes-chaine-alimentaire

www.solaal.org

www.bretagne.synagri.com

www.ugpvb.fr

www.leporcenbretagne.com

www.ccas.fr

Deux jours pour parler du patrimoine naturel

Créé le : 14/09/2016
La LPO fait découvrir le "bénévolat nature" dans le cadre des journées du patrimoine - Crédits photos: Pixabay

La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) vous accueille pour des activités dans toute le France lors des Journées Européennes du Patrimoine, les 17 et 18 septembre 2016. Invité par la Fondation Nicolas Hulot, la LPO souhaite ainsi pendant ces deux jours faire découvrir le « bénévolat nature » lié au thème « Patrimoine et citoyenneté » de cette édition. 

Les 17 et 18 septembre 2016 aura lieu la 33ème édition des Journées européennes du patrimoine. Cette année, l’accent sera mis sur le thème « Patrimoine et citoyenneté ». Tout en faisant découvrir les richesses culturelles et naturelles de la France au travers de nombreuses animations, la LPO donne la possibilité à chacun et chacune de s’impliquer à son niveau.

Organisées par le ministère de la Culture, les journées du patrimoine se déroulent chaque année depuis 1984, le troisième week-end de septembre. Forte de 42.000 adhérents et 5000 bénévoles, la LPO participe activement à ces journées.

« J’agis pour mon patrimoine naturel »

Cette année, la Fondation Nicolas Hulot a proposé à la LPO et à d’autres acteurs tels que Réserves naturelles de France (RNF) ou l’Union nationale des centres d’initiatives pour l’environnement (UNCPIE) de s’associer à l’opération « j’agis pour mon patrimoine naturel ». Cette action invite le grand public à découvrir son patrimoine naturel et à devenir acteur de sa protection. Comment ? En participant aux nombreuses animations proposées partout en France (visites libres ou guidées, conférences, ateliers, expositions…)

Le but étant d’aller vers une plus grande reconnaissance du « bénévolat nature » et du rôle primordial que les associations jouent dans la préservation du patrimoine naturel territorial.

« Patrimoine et citoyenneté »

Être citoyen c’est aussi une affaire d’engagement dans tous les domaines y compris celui de l’environnement et de la protection de la biodiversité. La nature fait entièrement partie de notre patrimoine, il ne tient qu’à nous de veiller à son futur. Pour ce faire, la LPO vous invite à découvrir et mieux comprendre notre patrimoine naturel pour savoir comment le protéger et le préserver :

Quelques animations proposé par la LPO :

La LPO Ile-de-France propose de vous faire découvrir les oiseaux des jardins et de vous initier aux sciences participatives au travers d’expositions et d’animations ouvertes aux plus grands et aux plus petits.

Rendez-vous de 10h à 17h au CESE (Conseil Economique Social et Environnemental) 9 place d’Iéna, Paris 16

Partez à la découverte du patrimoine naturel du parc des Monts d’Or à Albigny avec la LPO Rhône. Animée par Christian Naessens, tourneur sur bois et passionné des arbres, cette sortie sera bercée d’anecdotes, de devinettes et des récits de légendes.

Rendez-vous à Albigny sur Saône à partir de 10h.

La LPO Maison du Fier vous invite à observer et comprendre les enjeux naturels sur l’île de Ré à travers une exposition ludique et pédagogique.

Rendez-vous route du vieux port au Portes en Ré.

La LPO Anjou propose une sortie nature d’observation pour en savoir plus sur la richesse du patrimoine naturel local.

Rendez-vous place de la mairie à 14h à Puy Notre Dame.

La LPO vous guidera dans la réserve naturelle du Marais d’Yves (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes) pour découvrir la vie des oiseaux présents dans les marais. Rendez-vous à la Ferme de la belle espérance à Yves à 15h.

Et bien d’autres animations vous sont proposées sur le site des Journées européennes du patrimoine

 

Plus d'infos: 

En savoir plus sur les journées du patrimoine et les animations

Les journées du patrimoine avec la Fondation Nicolas Hulot

Pour trouver toutes les animations proches de chez vous

www.reserves-naturelles.org

www.cpie.fr

www.ile-de-france.lpo.fr

www.lpo-rhone.fr

www.lpo-anjou.org

www.lpoaquitaine.org

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