Montpellier : Les « alternatives durables » ont bientôt leur librairie – salon de thé

Créé le : 04/04/2018
Chloé Bellue et Wissam Mimouni, co-fondatrices de la librairie "Fiers de Lettres" - Crédit : FD / LMDP

Une librairie-salon de thé entièrement consacrée aux alternatives durables ouvrira en plein centre de Montpellier, rue du Bras de fer, en juin prochain. Poétiquement baptisé Fiers de Lettres, l'endroit sera bien plus qu'un magasin de livre. Il se présente comme un lieu de rencontres entre les porteurs d'initiatives en matière d'écologie pratique, d'économie sociale et solidaire, et le grand public. Vous pourrez notamment y retrouver Sans Transition ! Une campagne de crowdfunding a été lancée pour soutenir cette belle initiative. Parmi les contreparties : des « paniers littéraires ». Discussion avec Chloé Bellue et Wissam Mimouni, porteuses de ce projet engagé.

À quoi ressemblera la boutique de Fiers de Lettres ?

Wissam : Fiers de Lettres, ce sera 60 m² de livres, de salon de thé, de carterie-papeterie. Ce sera un lieu de vie où l'on échange sur les alternatives durables et les innovations en matière de solidarité et de diversité.

Chloé : Nous comptons valoriser tout ce qui porte la société vers plus de solidarité et de durabilité. Nous nous inscrivons dans la même logique que Sans Transition !

Wissam : Il s'agit de mettre en avant tous les ouvrages qui parlent de ces thématiques. Beaucoup de maisons d'édition existent, y compris localement. Nous les trouvons dans les librairies généralistes. Notre idée est de les mettre en avant et d'organiser des événements pour parler des initiatives durables au grand public. Le livre génère des échanges et des réflexions. On trouvera chez Fiers de Lettres des essais mais aussi de la fiction, des romans...

Pourriez-vous nous en dire plus sur les événements que vous comptez organiser ?

Comme la plupart des librairies, nous allons organiser des rencontres avec des auteurs. Mais aussi des ateliers. L'idée est de faire venir des associations en mesure d'animer des rencontres sur des sujets pratiques. Notre volonté est aussi d'amener les personnes vers ces sujets. Nous mettrons en place des ateliers autour de choses assez concrètes, des choses du quotidien... Pour ensuite amener les participants à réfléchir plus largement aux alternatives. Mais nous avons aussi envie de faire témoigner des entrepreneurs sociaux, des personnes qui sont engagées sur ces sujets et les mettre en lien avec le grand public. Les initiatives fourmillent mais ne font pas encore système. Nous voulons les rendre visibles. Nous travaillons actuellement sur une programmation pour le mois de juin.

Vous avez lancé une campagne de crowdfunding. Quels sont vos objectifs ?

Chloé : La campagne se termine le 30 avril prochain. Nous avons atteint notre premier objectif qui était de 4000 euros. Nous avons construit l'opération en trois paliers. Le premier permettra de financer la conception de mobilier en bois par un chantier d'insertion local. Le second palier – fixé à 6000 euros  est destiné à l'achat d'une machine à café professionnelle pour la partie salon de thé. Enfin, un troisième palier (9000 euros) doit permettre de financer l'aménagement de la boutique par un architecte-mesuisier sensible au développement durable. Les contreparties sont des paniers littéraires garnis de livres. 

Wissam : La machine à café est un élément important ! Nous sommes amatrices de café. L'idée est de proposer sur place des cafés de qualité, bio et équitables. Nous voulons offrir aux gens la possibilité de venir découvrir les alternatives autour d'une tasse.

Contribuer à l'opération de crowdfunding : www.tudigo.co/don/fiers-de-lettres

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